L'AG2R-La Mondiale, seule représentante française en ProTour avec la FDJ, a enrichi son effectif à l'intersaison. Mais pour Nicolas Roche, il manque un vrai sprinteur capable de gagner des courses. Le coureur irlandais espère que son équipe pourra se démarquer lors des grands rendez-vous et défendre chèrement son statut, jalousé par certaines formations tricolores. Nicolas, comment avez-vous pris le renouvellement de la licence ProTour de l'équipe AG2R ? Lors de l'annonce, on ne s'est pas vraiment rendu compte. C'est après coup qu'on a pu mesurer l'importance de cette licence, en discutant avec les collègues des autres formations. J'ai quelques amis chez Cofidis notamment et pour eux, c'est difficile. Ils sont dans l'attente de confirmations pour participer à des courses, donc les programmes ne sont pas établis. J'ai entendu dire que certains coureurs ne débutaient leur saison qu'en mars chez eux. Donc pour nous, c'est un soulagement de pouvoir établir un programme à long terme et de bien préparer les courses. C'est plus simple. En tant que seule équipe française labellisée ProTour avec la FDJ, ne ressentez-vous une pression supplémentaire ? Moi je ne l'ai pas ressentie. Mais ceux qui ont couru au Grand Prix d'ouverture La Marseillaise l'ont remarquée. C'était un peu l'excuse pour ne pas rouler, du genre: "C'est vous l'équipe ProTour, débrouillez-vous." Je ne pense pas qu'on aura la pancarte. Mais les autres équipes essaieront de faire aussi bien voire mieux que nous, retrouver le statut qu'elles avaient, ne pas nous donner la tâche facile. Elles voudront montrer qu'elles peuvent avoir des résultats. Dans ce sens, le début de saison sera très compliqué. Votre sponsor principal a revu à la hausse le budget alloué à l'équipe. Comment cela se traduit au quotidien ? Déjà, un budget en hausse ne fait pas pédaler plus vite (Rires, ndlr). On dispose d'un nouveau bus, Vincent Lavenu (le manager général, ndlr) voulait changer à l'intersaison. C'est plus agréable avant et après les courses, on est moins stressé comme on pouvait l'être dans le mini-bus, on a plus de place. Avoir un million de plus, ça ne fait pas gagner des courses. Mais ça peut permettre à l'osthéo de travailler plus de jours dans l'année, d'avoir quatre kinés au lieu de trois sur les courses avec nous. Et puis de nouveaux coureurs sont arrivés aussi. "Il nous manque un sprinteur qui va vite" Justement, comment s'est passée leur intégration ? Ça s'est très bien passé, tous les nouveaux coureurs sont très bien intégrés. L'équipe avait mis en place un stage au mois de novembre pour les nouveaux, plus quelques anciens pour leur permettre de se connaître un peu mieux. Puis, on a enchaîné avec deux semaines de stage en décembre avec tout l'effectif. Après le mois de janvier et les premières courses, je pense qu'ils se sentent bien dans l'équipe, comme si ça faisait déjà longtemps qu'ils étaient là, c'est le principal. Paradoxalement, l'équipe a réalisé une belle saison 2009 avec le maillot jaune de Nocentini sur le Tour de France mais n'a décroché que cinq victoires. Qu'est-ce qui vous manque pour trouver un juste milieu ? Un sprinteur qui va vite (Rires, ndlr). Quand vous avez un coureur de ce type dans votre effectif, ça rehausse tout de suite les statistiques. On a fait beaucoup de places d'honneur, des podiums. Mais il nous manque un vrai sprinteur, capable de gagner. C'était le rôle de Jaan Kirsipuu il y a quelques années. Y a-t-il un coureur au sein de l'effectif capable de prendre la relève ? J'espère, mais honnêtement je ne pense pas. On a beaucoup de bons coureurs, capables de faires de belles choses. J'espère que Lloyd Mondory va passer un cap, même chose pour Kristof Goddaert, le jeune sprinteur belge qui vient d'arriver. Mais il nous manque un Cavendish, un Greipel, des coureurs comme ça. "Bien me comporter sur les classiques et le Tour de France" Un groupe homogène, c'est peut-être cela alors qui fait votre force... Je pense oui. Le niveau global de l'équipe est plus élevé que l'an passé. On a de bons leaders aussi, comme Rinaldo et Tadej Valjavec. Cyril Dessel a plus un rôle de franc-tireur. En tout cas, l'équipe travaillera pour ces trois coureurs lors des courses à étapes. Quelles sont les ambitions de l'équipe pour la saison qui vient de débuter ? Tout est bon à prendre. Vincent Lavenu a bien insisté pour qu'on fasse un début de saison convaincant. Mais on ne va pas se relâcher au milieu et certainement pas à la fin. Je pense donc que c'est une saison où on doit se démarquer, que ce soit sur les classiques, Paris-Nice, le Giro ou encore le Tour de France et le Dauphiné Libéré. Maintenant, c'est difficile de dire qu'on mise tout sur le Tour, ce serait trop facile. Et de votre côté, vous êtes-vous fixé des objectifs personnels ? Moi aussi, j'ai envie de réaliser un bon début de saison. C'est un peu ce qui a fait défaut ces dernières années, j'ai toujours eu du mal à me mettre en route à cette période. Après, j'espère bien me comporter sur les classiques, puis enchaîner avec le Dauphiné Libéré et le Tour de France, si je suis sélectionné pour la course. Le Tour d'Espagne aussi en septembre figure dans mon programme.
Les menaces peuvent parfois avoir du bon ! Au lendemain du «coup de gueule» de Laurent Blanc qui envisageait d'envoyer une équipe B à Lorient en demi-finale de la Coupe de la Ligue le 17 février si la LFP n'accédait pas à sa demande de report de la rencontre de L1 face à Auxerre le 20, cette dernière a annoncé ce mardi que ce Bordeaux-AJA serait joué à une date ultérieure. De quoi satisfaire les Girondins, confrontés à un calendrier démentiel en février. Laurent Blanc a eu raison de montrer les dents ! Mécontent du rejet par la LFP de sa demande d'avancer au vendredi 19 février le match de la 25e journée de Ligue 1 devant opposer Bordeaux à Auxerre le samedi 20, soit seulement trois jours avant le 8e de finale aller de la Ligue des champions sur la pelouse d'Olympiakos, le coach girondin avait menacé lundi soir d'envoyer à Lorient en demi-finale de la Coupe de la Ligue le 17 une équipe-B (la LFP argumentait en disant qu'elle ne pouvait avancer ce match en Bretagne au 16, Bordeaux jouant en Championnat le dimanche 14). "Dimanche soir (Saint-Etienne), mercredi soir (Lorient), samedi soir (Auxerre) et mardi soir (Olympiakos), ça fait quatre matches en dix jours. Où est-ce qu'on protège les clubs qualifiés en Ligue des champions ?", a ainsi tonné le «Président», rappelant au passage que l'OM avait bénéficié d'un tel traitement de faveur avant son match au Vélodrome contre le Real Madrid en décembre. Une demande qui rejoignait celle de son président Jean-Louis Triaud qui, la semaine dernière dans les colonnes de Sud-Ouest, avait brandi la même menace, exigeant de la LFP le report de ce Bordeaux-Auxerre: "Le club d'Auxerre et Canal + ont l'air d'accord, j'espère que la Ligue fera ce qu'il faut. Si ce n'est pas le cas, nous enverrons la CFA à Lorient car avec la répétition des matches, notre souci, c'est la santé des joueurs qui risquent la blessure ", argumentait l'intéressé qui souhaitait aussi permettre à ses joueurs d'aborder avec le meilleur état de fraîcheur possible le 8e de finale aller de C1 en Grèce. Thiriez: "Le calendrier doit savoir s'adapter quand il le faut !" A force d'insister, les Girondins ont fini par obtenir gain de cause, puisque mardi en fin de matinée, la LFP, dont la Coupe de la Ligue est suffisamment décriée pour ne pas en rajouter, s'est finalement rendue à leurs arguments, annonçant le report de la rencontre: "Le Bureau de la LFP, réuni mardi 9 février 2010, a décidé le report du match Girondins de Bordeaux– AJ Auxerre (25e journée de Ligue 1), initialement prévu le samedi 20 février. Une nouvelle date pour cette rencontre sera fixée dès que possible." Et le président de la LFP, Frédéric Thiriez, de justifier cette "dérogation": "C'est une décision de bon sens qui répond à des préoccupations purement sportives: placer nos clubs dans les meilleures conditions pour obtenir des résultats en Coupes d'Europe. Cette décision n'aurait pu être prise sans l'esprit sportif de l'AJ Auxerre qui a soutenu la demande de Bordeaux et des diffuseurs qui l'ont comprise. Le calendrier doit savoir s'adapter quand il le faut !" Bref, tout est bien qui finit bien, les dirigeants bordelais y allant également de leurs remerciements à l'AJA qui, "comme à son habitude, a fait preuve d'une grande sportivité en acceptant sans réserve cette modification dans son calendrier", à la LFP "pour sa souplesse et l'acceptation rapide de la demande bordelaise" et aux "diffuseurs du championnat de France de L1 pour leur compréhension dans cette modification du calendrier." Bref, beaucoup de bruit pour rien...
Après s'être offert une belle bouffée d'oxygène ce week-end sur le front de la L1 dans le match à ne pas perdre face au Mans (2-1), le RC Lens, même si son entraîneur n'en fait pas une priorité et ne vise que le maintien, a l'occasion de sortir enfin de l'anonymat ce mercredi, à l'occasion du choc, à Bollaert, face à l'OM en 8e de finale de la Coupe de France. C'était il y a presque dix ans. Il y a une éternité. Saison 2001-2002, le RC Lens émarge encore parmi les ténors de la Ligue 1 et va même jusqu'à occuper le fauteuil de leader lorsque se présente à Bollaert l'Olympique de Marseille pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe de France. Une grosse affiche comme le public lensois les aime, qui tournera à l'avantage des Marseillais, vainqueurs (1-0) ce soir-là, mais qui ne fait pas pleurer outre mesure alors Joël Muller, l'entraîneur du Racing de l'époque, et ses joueurs, qui jouent alors le titre mais n'obtiennent qu'une qualification en Ligue des Champions obtenue à la fin de saison conclue à la deuxième place derrière l'OL, dont débute à peine le règne. Huit ans plus tard et le paysage du RCL a bien changé. C'est dans la peau d'un promu, revenu du purgatoire de la Ligue 2, que les Nordistes accueillent ce mercredi l'OM de Didier Deschamps au stade des 8e de finale de la Coupe de France. A Muller a succédé sur le banc lensois Jean-Guy Wallemme auquel revient la lourde tâche de redorer le blason d'un club encore traumatisé par sa chute la saison passée à l'échelon inférieur. Le quotidien de Lens ne rime plus avec les chocs au sommet, la lutte pour le titre ou les ambitions européennes. Le week-end dernier, Yohann Demont et ses partenaires, quatorzièmes de L1, sont venus devant leur public difficilement à bout (2-1) du Mans dans le match de la peur face au premier non relégable. Bedimo: "L'objectif cette saison, c'est le maintien" Tel est aujourd'hui le quotidien de Bollaert, où la fierté des couleurs cède parfois le pas devant le dépit, au point que l'on n'y hésite plus à siffler ses protégés. Pourtant, le seul objectif qui vaille est en passe d'être atteint avec désormais un matelas de quatorze points d'avance sur la zone de relégation, qui doit permettre d'envisager le maintien. "On sait que c'était un match, pas primordial, mais important pour la suite de notre saison. Il fallait absolument prendre les trois points, on l'a fait (...) On a fait le métier, exactement ce que je leur avais demandé", déclarait à l'issue de ce court succès un Jean-Guy Wallemme à peine soulagé dans les colonnes de Ouest-France. Dans ce contexte, toujours fragile, pas question de se disperser, comme le confirme un Kanga Akalé qui, en bon ancien élève de l'école Guy Roux, à Auxerre, où il évolua de 2002 à 2007, ne veut pas se croire arrivé. "On n'a pas encore les 42 points qui nous maintiendraient de manière certaine. Le Mans était un concurrent direct et il était primordial de bien passer ce cap. C'est vrai qu'à Auxerre, c'était l'objectif déclaré du club chaque saison (rires) ! Si nous continuons comme ça, cela devrait bien se passer", commentait l'attaquant dans une interview diffusée par La Voix des Sports ce lundi. Quand on sait l'héritage laissé par l'ancien sorcier auxerrois chez les Sang et or, la référence ne manque évidemment pas de sel... Le son de cloche chez le défenseur Henri Bedimo, arrivé en milieu de saison au club, n'est pas différent. "L'objectif cette saison, c'est le maintien, il ne faut pas oublier que Lens vient de Ligue 2. Il ne faut donc pas brûler les étapes. Quand on aura atteint cet objectif, on pourra viser plus haut." Pour autant, et bien que le Racing, éliminé en Coupe de la Ligue dès les huitièmes de finale face à Lorient, à Bollaert (1-2), ne fasse pas de cette Coupe de France une priorité, on l'aura compris, l'opportunité lui est donnée mercredi, non seulement de s'étalonner face à un OM en plein boom après la correction infligée à Valenciennes (5-1), mais surtout de donner un peu plus de sel à une fin de saison sans relief. Sortir de cet anonymat le temps d'une épopée en Coupe de France. Mercredi, Wallemme aurait dans l'intention, selon La Voix des Sports, de faire jouer Vedran Runje face à son ancien club plutôt que son gardien n°2, Hamdi Kasraoui, titulaire au tour précédent et a priori préposé en Coupes. "Ce n'est pas parce que Hamdi a joué face à Compiègne que cela veut dire quelque chose pour la suite de la compétition", aurait déclaré l'entraîneur lensois, qui ne "fonctionne pas à la sucette". La doublure tunisienne de Runje, débarqué l'été dernier à Lens, qui a depuis perdu sa place en équipe nationale et n'a pas participé à la dernière Coupe d'Afrique des Nations, appréciera. De là à penser que Wallemme est finalement plus motivé qu'il ne le dit par la Vieille Dame...
L'équipe de France a perdu à son retour d'Edimbourg pas moins de trois des vainqueurs de l'Ecosse sur blessure, portant à six le nombre de forfaits enregistrés dans ses rangs depuis le coup d'envoi de cette campagne. Par ordre de disparition, Rougerie, Ducalcon et Fall ont ce mardi jeté l'éponge, remplacés par Palisson, Poux et Malzieu. A la veille de l'annonce du XV de départ pour affronter l'Irlande, les plans du staff sont forcément bouleversés. Et de six ! Après l'ailier clermontois Aurélien Rougerie, victime d'une entorse cervicale et remplacé par le Briviste Alexis Palisson (22 ans ; 5 sélections), et le pilier castrais Luc Ducalcon, dont la nature de la blessure n'a pas été dévoilée, mais a dû renoncer également, suppléé par le Toulousain Jean-Baptiste Poux (30 ans ; 23 sél.), un troisième Tricolore jette l'éponge à son tour. Après Millo-Chluski, Chabal et Rougerie, en première semaine, cela porte à six le nombre de joueurs contraints de quitter Marcoussis et le groupe parmi les trente sélectionnés en début de compétition. "L'évolution de l'entorse cervicale bégnine de Benjamin Fall n'étant pas favorable", annonce un communiqué de l'encadrement tricolore, l'ailier bayonnais est contraint à son tour de déclarer forfait pour la réception de l'Irlande samedi, au Stade de France, dans le cadre de la deuxième journée du Tournoi des Six Nations. Le Clermontois Julien Malzieu (26 ans ; 11 sél.) lui succède à Marcoussis, à 24 heures de l'annonce du quinze de départ pour affronter le XV du Trèfle. Une avalanche de forfaits qui, après le satisfecit global des entraîneurs suite à la victoire en Ecosse (18-9), aura contribué, on l'imagine volontiers, à refroidir l'ambiance à seulement quatre jours du défi face aux champions sortants. Malzieu a un temps d'avance Toujours douloureux à vivre, cette épreuve du forfait en équipe de France laisse toutefois ce mardi trois vrais malheureux sur le bord de la route. Entre un Rougerie, tout à la joie après deux ans d'absence d'un retour, qui n'aura duré que trois petites minutes, tout au plus, un Ducalcon, qui avait déjà dû renoncer sur blessure à la dernière tournée d'automne et aura à peine goûté le frisson international en honorant sa première cape en fin de match à Murrayfield, jusqu'à Fall, privé de l'opportunité de se refaire face aux Irlandais après sa piètre prestation d'Edimbourg, les coeurs étaient forcément lourds ce mardi à Marcoussis. Le malheur des uns... On connaît la suite. Pour autant, le staff tricolore se serait passé volontiers de ces contretemps dans une semaine de préparation déjà réduite à sa plus simple expression. Les Bleus n'ont regagné le CNR de Marcoussis que lundi, en fin d'après-midi, et leur première séance d'entraînement n'était prévue que ce mardi matin. A la veille de l'annonce du quinze de départ pour affronter O'Driscoll et ses coéquipiers, difficile d'évaluer l'état des troupes sans les trois nouveaux renforts attendus au compte-goutte dans le courant de la journée. Les trois heureux élus ne feront évidemment pas la fine bouche. A commencer par un Jean-Baptiste Poux, dont la 23e et dernière cape remonte à mars 2008 et une ultime apparition dans le Tournoi face à Galles. Pour Palisson, qui présente l'avantage de pouvoir aussi à l'arrière, et Malzieu, ce retour commun les place en concurrence. Entre les deux ailiers, l'humeur n'était pas au diapason mardi dernier lorsqu'il leur fut signifié qu'ils n'étaient pas invité à l'ouverture à Murrayfield. Parmi les sept Tricolores non retenus, Malzieu, à la différence du Briviste, qui n'a pas caché son amertume - "Ça commence à être pénible" - avouait dans les colonnes de La Montagne qu'il s'attendait à une telle décision. "C'est la première fois que je repars. Après toutes mes galères, je ne peux pas me plaindre." Né au niveau international avec l'arrivée Lièvremont, Malzieu part avec une longueur d'avance, lui qui fut l'un des cadres de la campagne 2009 dans le Tournoi, titulaire contre l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande, entré en cours de jeu également contre l'Italie et l'Ecosse, avant qu'une déchirure de l'aponévrose plantaire, puis une opération du ménique ne l'écartent des terrains d'avril à septembre dernier, et le privent de la tournée d'été, puis d'automne. Une douzième sélection samedi face aux hommes verts semble à portée de main pour le Clermontois.
A l'heure où Lyon, loin de sa splendeur passée, semble devoir se résoudre à rentrer dans le rang, Juninho, fort de sa connaissance unique des arcanes du club rhodanien et de ses sept titres conquis avec l'OL, jette un regard forcément acéré sur son ancien club. Dans un entretien accordé à Canal+, le Brésilien juge le jeu lyonnais, ses carences, le cas Lisandro, Puel... Sans détours. Ils se sont tant aimés... Juninho et l'Olympique Lyonnais, c'est huit saisons de fidélité pour sept titres de champion de France. Ces deux seuls chiffres suffisent à eux seuls à donner à l'ancien milieu de terrain brésilien de l'OL toute légitimité pour dresser un état des lieux sur un club, qui depuis son départ lors de la dernière intersaison, n'en finit plus de rétrograder dans la hiérarchie nationale, incapable aujourd'hui non seulement de tutoyer les sommets passés, ni même de contester le nouveau leadership bordelais. Depuis sa retraite exotique et dorée d'Al-Gharrafa, à Doha, au Qatar, Juninho, qui vient de fêter ses 35 printemps le mois dernier, jette dans un entretien accordé à Canal+ un regard d'expert, et sans concession, sur la lente érosion du statut et des résultats de son ancien club. L'ex-grand de France est aujourd'hui tombé à la quatrième place du classement de Ligue 1 après un piètre match nul (0-0) enregistré ce week-end, à Toulouse, où le niveau de jeu lyonnais a confiné au néant. Une expression individuelle et collective à des années lumière de la splendeur passée, qui si elle blesse forcément cet amoureux de l'OL, ne l'empêche pas, bien au contraire, de dresser l'état des lieux d'un jeu en déliquescence. A l'image de ce 4-3-3 transformé en 4-4-2 le matin même du match dans la Ville Rose... Juninho: "Ça me fait mal de voir Lisandro jouer tant de matches à gauche" "Le problème aujourd'hui, c'est qu'ils ont du mal à passer sur les côtés. Toutes les meilleures équipes du monde possèdent des joueurs qui font la différence sur les côtés, qui jouent près de la ligne. Lyon ne possède pas forcément aujourd'hui cette capacité de faire la différence balle au pied", constate "Juni", qui se souvient évidemment qu'il évolua à son époque aux côtés des Govou et Malouda, là où aujourd'hui, à l'image de la bouillie présentée à Toulouse, il fut réclamé à un Kim Källström de jouer côté gauche. Pour un déchet évident sans que l'on puisse vraiment critiquer le Suédois, dont ce n'est ni la vocation, ni surtout le poste. Une mission dont la recrue, Dejan Lovren, décidément utilisé à toutes les sauces, ne s'acquittera pas plus. L'ancien taulier de l'OL avoue souffrir de voir celui qui a le talent et la stature pour lui succéder en tant qu'idole et locomotive du club rhodanien, l'Argentin Lisandro, vivre une telle saison. "Ça me fait mal de voir Lisandro jouer tant de matches à gauche." Un buteur en souffrance lui aussi de ne pouvoir être exaucé par Claude Puel, son entraîneur, lorsqu'il réclame d'évoluer dans l'axe au soutien d'un attaquant, son placement de prédilection. L'occasion pour Juninho d'aborder la question de Puel avec lequel les relations lors de leur unique saison de collaboration n'auront, c'est le moins que l'on puisse dire, pas toujours été au beau fixe... Difficile de trouver du positif dans le portrait dressé du technicien: "C'est quelqu'un d'honnête, c'est un entraîneur qui connaît le foot, il aime bien le travail. C'est vrai qu'il n'aime pas trop écouter. Il aime bien ce qu'il pense... Il pourrait être plus proche des joueurs expérimentés. Quand j'étais là, il voulait surtout faire sortir des jeunes, mais ce n'est pas toutes les années que tu vas faire sortir des Karim (Benzema) ou des Hatem (Ben Arfa). Je vois aujourd'hui sortir le jeune Gonalons, c'est très fort, c'est bien, mais malheureusement, à Lyon, il y a beaucoup de pression pour obtenir des résultats immédiats." Au-delà d'un constat légitime perce aussi l'amertume d'un grand affectif auquel un nouvel entraîneur n'aurait pas accordé le respect qu'il méritait. Au risque de frôler un peu la paranoïa. "Je me sentais un peu plus visé que les joueurs français, Cris et mois étions toujours très critiqués, alors que Karim, qui ne faisait pas une bonne saison, n'était pas critiqué autant." On devine une blessure encore fraîche, qui n'empêche pourtant pas l'intéressé, à l'écouter, de toujours brûler de la même passion pour le club de sa vie. "Je retournerai à Lyon si je me sens capable d'aider le club, de faire quelque chose comme je le faisais sur le terrain. Je vais me préparer pour ça, mais l'un des objectifs de ma vie est de rentrer à Lyon". Reste à savoir si Lyon aura alors retrouvé tout son lustre...
Dans l'ombre de Nenê, meilleur buteur du championnat, Park Chu-Young signe une saison pleine. Auteur de huit buts en Ligue 1, l'attaquant coréen a convaincu Guy Lacombe de lui faire confiance et ses dirigeants de le prolonger jusqu'en 2013. Une menace que Bordeaux doit prendre au sérieux, mercredi soir, en huitièmes de finale de la Coupe de France. Souvenez-vous d'Ahn Jung-Hwhan: star en Corée du Sud, surtout après la Coupe du monde 2002 et son but en or inscrit contre l'Italie, mais anonyme en France lors de son bref passage à Metz, où il ne s'est pas imposé. Ce destin, certains le prédisaient à Park Chu-Young au moment où il a débarqué sur le Rocher, à l'été 2008. Dans ses valises, rien. Ou du moins trois saisons en K-League, au FC Séoul, sans vraiment affoler les défenses adverses. Plus par mimétisme qu'autre chose, la comparaison avec son aîné était donc facile. Trop facile pour qu'elle se vérifie à moyen terme. L'attaquant de Monaco s'avère être en réalité, et pour l'instant, l'antithèse de son compatriote: plutôt méconnu dans son pays, mais en train de s'imposer en Ligue 1. La reconnaissance de sa Corée natale viendra peut-être lors de la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud. En attendant, Park Chu-Young n'est plus l'attraction exotique du championnat. Pour sa deuxième saison dans la Principauté, il a pris une tout autre ampleur. Plus adroit devant le but qu'en 2008-09 (8 buts en 21 matches de L1 contre 6 buts en 31 matches la saison dernière), il s'est surtout fait remarquer par son incroyable énergie sur le front offensif. "Sur le terrain, il fait des appels très intéressants même si c'est un domaine dans lequel il peut encore progresser, constate sur France Soir son entraîneur, Guy Lacombe. Il obtient beaucoup de ses coéquipiers, car il sait se rendre disponible. Il a aussi un jeu de tête remarquable malgré sa taille qui est normale (1,82 m). Il a un très bon timing, une excellente détente." Autant de qualités qui, cumulées à celles de son compère brésilien Nenê, meilleur réalisateur du championnat avec 13 buts, font des étincelles. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Monaco postule à une place sur le podium. Lacombe: "Il a gagné en régularité" "Il a fait preuve d'une certaine patience, apprécie Guy Lacombe. Son jeu correspond à notre championnat. Il ne rechigne pas à jouer tous les ballons. Il met de la qualité dans chaque ballon et sait s'adapter aux qualités des joueurs autour de lui." La défense de Bordeaux, qui accueille Monaco à Chaban-Delmas mercredi en huitièmes de finale de la Coupe de France, doit se méfier. Surtout qu'elle reste sur une sortie à Rennes assez poussive (2-4). Si elle offre autant d'espaces à Park, il sera en profiter. Comme il a su profiter du visage cosmopolite de l'effectif monégasque pour s'y fondre. "C'est peut-être ce qui a favorisé son intégration", estime son coach. Mieux, le buteur sud-coréen, 24 ans, a encore une belle marge de progression devant lui. "Il doit améliorer sa concentration lors de certains matches, note Guy Lacombe. Je sais qu'il n'est pas du genre à calculer, mais j'ai pu remarquer qu'il était toujours au rendez-vous lors de matches importants, qu'il savait se motiver, tandis que pour d'autres rencontres il était plus absent. Mais cette année, il a gagné en régularité. On pense qu'il peut arriver à une quinzaine de buts cette saison. On va essayer de lui donner plus de présence offensive." Une marque de confiance que les dirigeants ont matérialisée en le prolongeant jusqu'en 2013. Le soleil de Monaco n'est pas prêt de s'éteindre.
Après la relégation de Bbox et Cofidis en Continental Pro, AG2R-La Mondiale fait partie des deux seules équipes françaises qui disposent du label ProTour, avec la Française des Jeux. Sa licence a été renouvelée pour trois ans et le sponsor principal a augmenté son financement. Reste désormais à concrétiser ce contexte favorable par des victoires sur la route. La star La star de l'équipe AG2R-La Mondiale, c'est peut-être parce qu'il n'y en a pas. Des coureurs prennent plus d'importance dans l'effectif de Vincent Lavenu, comme Rinaldo Nocentini, Tadej Valjavec, Vladimir Efimkin, Jose Luis Arrieta et Nicolas Roche, qui figurait sur les tablettes du Team Sky à l'intersaison. Mais "le groupe est plus homogène cette année", estime le coureur irlandais, et c'est sans doute là la force de la formation française. Elle est capable de placer des hommes sur tous les types de terrain, des courses à étapes en passant par les classiques. Le faible nombre de victoires glanées la saison dernière (cinq seulement) balaie d'un revers l'argument. Mais les compétences multiples dont dispose le manager général est forcément porteur d'espoirs, comme l'illustre la première place d'AG2R au classement par équipes du Tour Down Under. Cela dit, un leader capable de jouer la gagne sur un grand Tour ne serait pas de trop. Malheureusement, Valjavec (10e de la Grande Boucle 2008), Efimkin (6e de la Vuelta en 2007) et Nocentini (14e du Tour 2009) sont un cran en-dessous des principaux favoris. La saison passée Le bilan 2009 de l'équipe AG2R est tiraillé entre satisfaction et déception. Satisfaction avec le Tour de France et le maillot jaune porté par Rinaldo Nocentini pendant huit jours. "Il a marqué les esprits, ceux de nos supporters mais aussi de nos sponsors puisqu'il y a eu un retour de valorisation publicitaire très intéressant suite à ce maillot. On a pu en tirer du plaisir et des bénéfices en termes de notoriété", a expliqué Vincent Lavenu sur le site officiel de l'équipe. Déception parce que le reste de la saison n'a pas été si brillant que cela, avec seulement cinq victoires (1ère étape de la Route du Sud pour Nicolas Rousseau, 8e étape du Tour de Californie pour Rinaldo Nocentini, 3e étape du Tour de l'Ain pour Ludovic Turpin, 3e étape de la Route du Sud pour Christophe Riblon et le championnat d'Irlande pour Nicolas Roche). "C'est la première saison où l'on ramène si peu de victoires, ça veut dire qu'on a perdu nos automatismes pour aller gagner des courses, a estimé le directeur sportif. Ce n'est pas de la mauvaise volonté mais on a eu la faiblesse de ne pas être présent en début d'année et du coup, on a perdu nos points de repère pour oser prendre des initiatives et aller gagner des courses." Le message est passé puisque Julien Loubet et Nicolas Rousseau (respectivement vainqueurs des 2e et 3e étapes de la Tropicale Amissa Bongo) ont ouvert le palmarès 2010. Les mouvements L'arrêt de l'équipe Agritubel n'a pas fait que des malheureux. AG2R a en effet récupéré trois coureurs de la désormais ancienne formation française, à savoir Maxime Bouet, David Le Lay et Anthony Ravard. Ces promus vont découvrir le ProTour cette année, tout comme Dimitri Champion. Le porteur du maillot tricolore de champion de France quitte les amateurs de Bretagne Schuller et entre dans le professionnalisme, rançon de son succès à Saint-Brieuc et de sa sélection en équipe nationale pour les Mondiaux de Mendrisio. Vincent Lavenu prépare aussi l'avenir. Le manager général a engagé deux jeunes coureurs, Julien Bérard (22 ans) et le Luxembourgeois Ben Gastauer (22 ans), issus de Chambéry Cyclisme Formation, la pépinière d'AG2R. Le Belge Kristof Goddaert (23 ans) de Topsport Vlaanderen a également grossi l'effectif. "Des garçons qui ont du peps, de l'enthousiasme et qui vont apporter du dynamisme à l'image de Dimitri Champion ou encore Maxime Bouet. Des garçons qui savent gagner des courses. On en manquait l'année passée", a résumé Lavenu dans les colonnes de L'Union. L'effectif d'AG2R-La Mondiale en 2010: Jose-Luis Arrieta, Julien Bérard, Guillaume Bonnafond, Maxime Bouet, Dimitri Champion, Cyril Dessel, Hubert Dupont, Alexander Efimkin, Vladimir Efimkin, Martin Elmiger, John Gadret, Sébastien Hinault, Blel Kadri, Yuriy Krivtsov, Julien Loubet, René Mandri, Lloyd Mondory, Rinaldo Nocentini, Christophe Riblon, Nicolas Roche, Nicolas Rousseau, Gatis Smukulis, Ludovic Turpin, Tadej Valjavec, Ben Gastauer, Kristof Goddaert, David Le Lay, Anthony Ravard et Gatis Smukulis. Les objectifs Gagner des courses, voilà ce qu'attend par-dessus tout Vincent Lavenu. Mais il a aussi fixé des échéances à ne pas manquer: "Notre objectif cette année reste évidemment de briller au Tour de France, ce qu'on a su faire ces dernières années. Ensuite, il faudra gagner dès le début de saison dans les grandes épreuves, comme Paris-Nice, les grandes classiques internationales, que ce soit Milan-San Remo, Liège-Bastogne-Liège ou Paris-Roubaix", a-t-il listé. AG2R devra également faire honneur à son statut d'équipe ProTour, jalousé par les formations françaises reléguées en Continental Pro. "Il y aura une réaction des équipes qui n'ont pas eu la licence ProTour, comme Bbox et Cofidis, pour démontrer qu'elles sont au meilleur niveau. On a prévenu les coureurs. A eux de montrer que le confort d'avoir la licence ProTour ne nuit pas à la performance", a prévenu Lavenu. Tout l'enjeu est là, et c'est déjà un sacré challenge à relever.
La rédaction s'est penchée sur les faits marquants du week-end dans les principaux championnats européens. En Angleterre, Chelsea, bien emmené par John Terry, et Manchester United ont fait le trou en tête du classement. En Espagne, Higuain continue également de flamber avec le Real. En revanche, cette saison est bien plus compliquée pour Wolfsburg et la Lazio Rome. LE TOP : Chelsea et Manchester United En l'espace d'une semaine, Arsenal a pratiquement dit adieu à ses espoirs de titre. La faute à deux défaites concédées face à ses principaux rivaux, Manchester United et Chelsea, qui, au rythme où ils vont, devraient se disputer à deux la première place. Ils ont en tout cas fait ce qu'il fallait pour prendre leurs distances sur les hommes d'Arsène Wenger, relégués à neuf longueurs des Blues et sept des Red Devils. Et une fois encore, c'est Didier Drogba qui s'est transformé en bourreau des Gunners ce week-end. L'Ivoirien a inscrit ses 11e et 12e buts face aux hommes d'un entraîneur alsacien dépité. "Il n'a fait que respecter ses stats, malheureusement pour nous", a-t-il commenté sur le site internet du club, après la défaite de son équipe (2-0). Et Chelsea vient d'engranger 13 points sur 15 possibles depuis le début d'une année 2010 entamée en fanfare par un 7-2 contre Sunderland, confortant ainsi sa position de leader. Mais juste derrière les Blues, Manchester United file également grand train, dans le sillage d'un Wayne Rooney consacré meilleur joueur du monde par... Carlo Ancelotti, l'entraîneur de Chelsea. Lors des quatre dernières sorties de son équipe, l'international a trouvé le chemin des filets à sept reprises. Et Manchester s'est imposé à chaque fois. Une semaine après avoir surclassé Arsenal à l'Emirates (1-3), les champions en titre n'ont pas eu à forcer leur talent pour venir à bout de la lanterne rouge Portsmouth. Après l'ouverture du score de Rooney, les Mancuniens ont pu bénéficier de trois CSC de la part des joueurs de Pompey, pendant que Berbatov y allait aussi de son petit but (5-0). Un large succès qui leur permet de rester à deux points de Chelsea. Mais leur duel est loin d'être terminé. LE FLOP : Wolfsburg Le calvaire continue pour Wolfsburg. Et comme un symbole, c'est le Bayern Munich, humilié ici-même l'an passé (5-1) et désormais co-leader après cette huitième victoire de rang, qui est venu enfoncer un peu plus les Loups ce week-end (1-3). Robben a mis les siens sur la voie du succès dès la deuxième minute, imité par Van Buyten et Barzagli contre son camp (sous la pression de Ribéry), avant que Grafite ne vienne réduire le score dans le temps additionnel. Les champions en titre sont désormais englués à la douzième place, avec la plus mauvaise défense de Bundesliga. Pire, ils n'ont plus gagné depuis la mi-octobre et restent sur trois défaites de rang à domicile. Alors qu'ils n'avaient laissé échapper que deux petits points en tout et pour tout sur la pelouse de la Volkswagen Arena l'an passé, les partenaires de Dzeko y ont déjà perdu six fois en onze rencontres. Et l'entraineur Armin Veh, arrivé cet été, a déjà été débarqué il y a une dizaine de jours. Son successeur, Lorenz-Günther Köstner, a été confirmé ce lundi jusqu'à la fin de l'exercice. Avec pour seule mission de ressusciter une équipe moribonde. LE JOUEUR : Gonzalo Higuain "Colosal Higuain !". Il n'a joué qu'un quart d'heure, mais c'est bien lui qui faisait la Une du quotidien madrilène AS dimanche matin. Entré à la place de Karim Benzema à la 74e minute, Gonzalo Higuain, a signé son retour, après trois semaines d'absence, d'un superbe but dans le temps additionnel, face à l'Espanyol (3-0). Un contrôle en pleine course, suivi d'un crochet pour éliminer Kameni, et voilà le 12e but de l'attaquant franco-argentin en Liga. Malgré sa blessure, Higuain n'a pas perdu trop de points dans sa concurrence, "saine" selon ses propres mots, avec Benzema. L'impressionnante moyenne de buts de l'ancien joueur de River Plate, une réalisation toutes les 80 minutes en championnat, fait de toute façon pâlir les autres attaquants madrilènes, et en particulier l'attaquant des Bleus (un but toutes les 167 minutes pour l'ancien Lyonnais). Et toujours selon AS, Higuain serait même en train de négocier avec le Real une prolongation de son contrat. LA STAT : 22 22, c'est le nombre de points que compte la Lazio Rome après 23 journées de Serie A. C'est également le nombre de longueurs de retard que comptent les Biancocelesti sur l'autre club la ville, l'AS Roma, nouveau dauphin de l'Inter Milan après sa victoire sur le terrain de la Fiorentina (0-1) dimanche soir, grâce à un but tardif de Vucinic. Et pendant que les coéquipiers de Francesco Totti atteignaient leur meilleur classement de la saison, les Laziali plongeaient, eux, dans la zone des relégables après une défaite à domicile (0-1) face à une équipe de Catane qui occupait cette position jusqu'alors. La grogne monte dans les travées du Stadio Olimpico, dont certains sièges ont été brûlés face à l'équipe sicilienne. La tête de l'entraîneur, Davide Ballardini, est ardemment réclamée par les tifosi, qui en ont également après le président Lotito. En attendant, c'est une Lazio criblée de dettes qui continue de s'enfoncer également sur le plan sportif... LA PHRASE : "John est le parfait capitaine pour Chelsea", Carlo Ancelotti S'il s'est vu retirer son brassard de capitaine de l'équipe d'Angleterre après ses déboires extra-sportifs (voir ici), John Terry garde la confiance de son sélectionneur, Fabio Capello, mais surtout celle de son entraîneur, Carlo Ancelotti. Titularisé contre Arsenal, Terry s'est même montré décisif en déviant le ballon de la tête vers Drogba sur le premier but. "John est le parfait capitaine pour Chelsea, a commenté Ancelotti après la rencontre, rapporte le Guardian. Mon capitaine a une attitude fantastique, il fait tout très bien à chaque match. Pour l'équipe, c'est important d'avoir son leadership."
<strong>Le champion a de la ressource. Malgré l'absence de l'indispensable Kobe Bryant, les Lakers ont en effet confirmé leur suprématie sur la conférence Ouest en dominant les Spurs 101-89. Tony Parker a fait ce qu'il a pu en inscrivant 20 points, mais les Texans ont pu mesurer tout ce qui les sépare des premiers rôles. A l'est Orlando s'en rapproche et le mérite en est revenu, ce lundi, à Vince Carter, auteur de 48 points face aux Hornets.</strong> Le match de la nuit Kobe Bryant peut bien continuer à se reposer. Deux jours après avoir fait fi de son absence pour en terminer avec une série noire de neuf revers consécutifs chez les Blazers, ses coéquipiers se sont donc offert le scalp des Spurs. Une victoire d'autant plus marquante qu'elle n'a souffert d'aucune contestation et qu'elle a été également obtenue en l'absence d'Andrew Bynum. Malgré l'absence du jeune pivot, c'est d'ailleurs à l'intérieur que les champions en titre ont construit leur succès. Mais même privés de deux titulaires, les Californiens ont pu compter sur un tandem de choc avec Pau Gasol et Lamar Odom. Les deux compères ont ainsi été les deux principaux tourmenteurs des Texans, Gasol se montrant notamment particulièrement dominateur sous les panneaux avec 21 points et 19 rebonds. Tim Duncan a évidemment fait ce qu'il a pu, y allant, lui aussi, de son double-double en rendant 16 points et 15 rebonds, mais la menace californienne venait de partout. Ils sont ainsi cinq Lakers à émarger à plus de dix unités, Lamar Odom compilant, lui, 16 points-10 rebonds et les artificiers Jordan Farmar et Dereck Fisher ajoutant 13 unités au total. Mais l'absence de Bryant a également permis à Ron Artest de rappeler à tous ses bonnes dispositions offensives. Après les 21 points inscrits à Portland, le spécialiste es-défense de Los Angeles a en effet enchaîné avec 18 points. C'en était évidemment trop pour les Spurs. Le Big Three de San Antonio a certes fait ce qu'il pu à l'image d'un Tony Parker, auteur de 20 points à 8 sur 16 aux tirs et 8 passes, ou d'un Manu Ginobili, meilleur marqueur texan. Mai pour le reste, les troupes de Gregg Popovich ont bien été incapables de rivaliser. Le buzz autour de Georges Hill risque ainsi de retomber puisque la jeune doublure de Tony Parker, récemment intronisé dans le cinq à l'occasion de l'absence du Français, a été complètement dépassé. Aussi bien en attaque comme en atteste ses 5 points à 2 sur 8 qu'en défense, les Lakers profitant le plus souvent de sa présence sur le parquet pour prendre leurs aises. Constat identique à l'endroit de Richard Jefferson qui n'a pu faire mieux que 9 points à 2 sur 9 aux tirs... Les Français S'il n'y avait que trois rencontres au programme ce lundi, la colonie tricolore était néanmoins particulièrement concernée avec pas moins de cinq représentants de sortie. Parfois de loin hélas, puisque si Ian Mahinmi a, lui, été encore une fois cantonné au banc à l'occasion du choc du jour au Staples Center, Rodrigue Beaubois n'a pas non plus été très impliqué dans la victoire de ses Mavericks chez les Warriors. Le rookie français restait pourtant sur prestation convaincante face aux Wolves avec un nouveau record de points en carrière à la clé (17 points). Mais à Oakland, l'ancien Manceau n'a fait que passer avec à peine plus d'un minute de jeu pour 2 pertes de balle et 2 fautes. Aussi n'a-t-il guère contribué au succès ramené d'Oakland 117-127, un bon résultat d'autant plus précieux que Dallas restait sur quatre défaites en cinq matches. Mais c'est bien pire pour les Warriors qui en sont, eux, à neuf revers de rang! Ronny Turiaf a pourtant fait ce qu'il a pu face aux Mavs, le Martniquais profitant de son statut de titulaire et de ses minutes de jeu pour compiler 14 points, 5 passes et 4 rebonds en 33 minutes. Aussi, le Français qui joue et qui gagne était à chercher en Floride. Non pas à Miami évidemment, n'en déplaise à Yakhouba Diawara, mais à Orlando. Le Magic a en effet confirmé son succès de la veille chez les Celtics en dominant les Hornets 123-117. Mal embarqués à la pause, les Floridiens ont notamment pu compter sur l'honnête contribution de Mickael Pietrus. En 19 minutes, il n'a certes pas affolé les compteurs mais ses 8 points à 3 sur 7 aux tirs et ses 3 rebonds ont participé au succès d'Orlando. La statistique On a retrouvé Vince Carter! Poussif depuis son arrivée en Floride, voire à la rue tout au long du mois de janvier avec ce terrible 27% de réussite affiché, Vince Carter s'est en effet rappelé au bout souvenir de tous à l'occasion des deux derniers matches du Magic. Déjà bien en jambes, dimanche, à l'occasion du déplacement chez les Celtics – l'ancien Raptor rendant 20 points à 7 sur 13 aux tirs, l'arrière all-star a frappé un très grand coup lors de la visite des Hornets. Autant en réussite à mi-distance que derrière l'arc, particulièrement inspiré dans ses pénétrations, Carter a ainsi signé son meilleur match depuis deux ans avec 48 points à 19 sur 27 aux tirs, dont 6 sur 10 à trois points! L'artificier floridien a notamment été inarrêtable au retour des vestiaires comme en attestent ses 34 points inscrits après la pause. Et c'est bien lui qui a permis au Magic de s'imposer 123-117 malgré les 17 longueurs de retard accusées au début du troisième quart, Orlando confirmant ainsi son redressement avec une neuvième victoire en onze matches.
En déplacement sur la pelouse d'Arles-Avignon, ce lundi soir en clôture de la 23e journée de Ligue 2, Caen a été tenu en échec (0-0). Les hommes de Franck Dumas, qui ont péché par manque d'ambition, ont concédé leur troisième match nul consécutif et n'ont plus que deux points d'avance sur Brest. Ceux qui attendaient du spectacle à l'occasion de ce choc entre Arles-Avignon et Caen ont été déçus. Rien ne fut vraiment jouissif pour les spectateurs du Parc des Sports, qui ont assisté à une rencontre fade que le score reflète bien (0-0). Dommage pour les hommes de Michel Estevan, qui pouvaient en cas de victoire revenir à un point du podium avec un match en moins. Dommage également pour les Normands, qui étaient venus dans le sud pour tenter de reprendre quatre points d'avance sur Brest, dauphin dont l'ombre devient de plus en plus pressante. "Il y a des regrets, a concédé au micro d'Eurosport El Arabi, qui a trouvé la barre sur une tête avant le repos (41e). On a eu des occasions mais Arles-Avignon a bien défendu en bloc." Les Caennais peuvent s'en vouloir ne pas avoir pris davantage de risques au cours d'une rencontre que les Arlésiens ont d'abord joué pour ne pas perdre. En témoigne leurs deux seules occasions en première période: une demi-volée de Psaume (22e) et un but de Guise logiquement refusé pour hors-jeu (42e). Mais les joueurs de Franck Dumas peuvent aussi être satisfaits de ramener un point. "Tous les points sont bons à prendre, a d'ailleurs admis l'entraîneur normand. Ça a été un match bizarre. Il faut avoir un autre comportement si on veut avoir les ambitions qu'on a. On a joué mais on n'a pas été franchement ambitieux." Quand les joueurs d'Arles-Avignon se sont décidés à jouer, dans le dernier quart d'heure de jeu, ils ont posé des problèmes à la défense caennaise. Notamment sur cette action où Tafforeau, à la lutte avec Dalé, a dû mettre la main dans la surface sans que M. Cailleux n'en voie la couleur (51e). Ou sur un déboulé côté gauche d'Ayew, qui a servi Psaume dont la frappe a été repoussée par Thébaux (73e). "On savait que ça allait être un gros match dans l'engagement, a commenté Piocelle. On a fait jeu égal avec les Caennais." Un Stade Malherbe petit bras, auteur de son troisième nul consécutif, qui a dû se contenter après le repos d'une tentative de Traoré, venu buter sur Merville à bout portant (58e). Trop peu pour prétendre à mieux.
Bravant l'interdit qu'il avait lui-même contribué à instaurer en grillant la communication du XV de France lors de l'annonce de son forfait pour affronter l'Ecosse, Sébastien Chabal a commenté en direct sur Twitter la victoire de ses coéquipiers à Murrayfield. L'icône du rugby français n'en finit plus de se démarquer. L'annonce de son forfait lundi dernier par le biais de sa messagerie Twitter avait provoqué le buzz de la semaine à Marcoussis, au point de contraindre l'encadrement du XV de France, pris de court, par la voix de Jo Maso, à annoncer une interdiction de cette pratique à l'avenir et une modification de la charte des joueurs. "C'est une leçon pour nous, expliquait ainsi le manager des Bleus sur RMC. On n'avait pas anticipé sur cela. A partir du prochain match, on va aller plus loin dans la charte du joueur. Ils ne pourront pas communiquer sur leur site propre. Quand on est international, ça appartient à l'équipe de France de communiquer." Dimanche, pendant que ses coéquipiers tricolores chassaient le Chardon à Murrayfield, en ouverture du Tournoi des Six Nations, Sébastien Chabal a pourtant réutilisé la messagerie communautaire pour commenter la performance des siens en direct. "Aurélien donne tout ! C'est ça le rugby", commentait-il, dès la sortie de Rougerie sur blessure, "ET VOILA. MERCI LES GROS", suite à l'essai de Mathieu Bastareaud, ou encore "Quand je le dis qu'il est bon ce Nallet" pour saluer la performance des avants français. Alors "Monsieur Jo", c'est répréhensible ? On n'ose imaginer que la spontanéité du sportif préféré des Français, cette fois depuis son canapé, puisse peser sur la suite de son Tournoi plus encore que la gravité de la lombalgie qu'il soigne actuellement, comme certains voudraient le laisser penser. Reste que pour ses détracteurs, l'icône absolue du rugby hexagonal n'en rate pas une pour se démarquer. A l'heure où s'apprête à sortir pour la Saint-Valentin une... poupée à son effigie (!), on serait tenté de penser que Sébastien Chabal n'a vraiment pas besoin d'en faire plus. Chabal: "Ce sont des humeurs (...) pas de la communication" Du côté de ses coéquipiers, entre ceux qui ignorent même jusqu'à l'existence de ce genre de moyens de communication, ceux qui ne désirent pas commenter le cas Chabal ou ceux qui n'ont pas d'avis sur la question, difficile de mesurer si ce comportement laisse indifférent ou bien agace. Voire même s'il serait susceptible de nuire à la vie du groupe. "Je ne vois pas où est le mal, soulignait toutefois Aurélien Rougerie avant d'affronter l'Ecosse. Seb est un grand garçon, majeur et vacciné, qui a une image très forte et les médias sont souvent après lui, donc libre à lui de faire ce qu'il veut sur son "Twitt". Après, je comprends tout à fait la décision des uns et des autres." En novembre dernier, en marge de la tournée d'automne, Chabal nous expliquait les raisons qui l'ont amené à adopter ce mode d'expression instantané. "Je peux faire ce que je veux, quand j'en ai envie, ce sont des humeurs, une manière de les faire partager, mais ce n'est pas de la communication, simplement des petits mots passés de temps en temps. Sur Twitter, ne sont au courant de vos réactions que ceux qui vous suivent, ce sont souvent des passionnés de rugby et des personnes, qui se retrouvent sans doute dans la personne qu'ils suivent." On croit deviner malgré tout à travers cette pratique la volonté, à l'image d'un Lance Armstrong, autre proie des médias et grand adepte de Twitter, de se préserver et de garder la maîtrise de sa communication. Le but de Chabal, capable tout de même de signer début février, à 2h27 du matin, un très intéressant "Nulle cette notice d'imprimante !", n'est pas là. "Ce n'est vraiment pas une manière pour moi de me protéger, je ne cherche pas à zapper les journalistes, c'est juste parce que j'ai envie, quand ça me chante, de faire passer un message." Joueur inclassable et unique, Chabal ne fait finalement que vivre avec son temps. Comme les quelques 125.000 utilisateurs environ de la messagerie qui monte en France.
Dans le contexte d'un tennis féminin français sinistré et sous le choc du nouveau couac en Fed Cup ce week-end, Aravane Rezaï, meilleure joueuse française engagée à l'Open GDF-Suez, affirme aborder sans pression le tournoi, où elle fera ses débuts mardi face à la qualifiée russe Evgeniya Rodina. L'occasion aussi de tendre la main à l'équipe de France. "Je sais que je figure parmi les favorites mais je ne me mets pas trop de pression. Je vais essayer de gérer ça, c'est toujours pareil quand on joue en France". Tête de série n°5 de l'Open GDF-Suez, qui s'est ouvert lundi, à Coubertin, Aravane Rezaï est forcément attendue dans la capitale, où la meilleure Tricolore du moment, classée 21e mondiale, n'a pas pu éluder les questions sur l'actualité la plus chaude. Une équipe de France qu'elle a boudée et qui, ce week-end, a subi le week-end dernier à Liévin un cuisant revers avec une élimination dès le premier tour face aux Etats-Unis (4-1). "J'espère en être à l'avenir. Je veux vraiment jouer pour mon pays. Ce week-end, j'étais de tout coeur avec elles, je les ai soutenues devant ma télé", a affirmé la joueuse âgée de 22 ans devant une poignée de journalistes. "Sur cette rencontre, le stage de dix jours qui était prévu était trop long pour moi. Les règles sont strictes et ils n'ont pas voulu en changer." Des règles qui imposent, entre autres, que les joueuses ne soient pas accompagnées de leurs entraîneurs privés, ce que Rezaï, qui a rejoint Patrick Mouratoglu cette saison, la numéro un française, refuse d'accepter, comme Marion Bartoli. Rezaï: "L'objectif est de gagner" Aravane Rezaï n'est cependant pas totalement opposée à cette règle, mais sur une période plus courte que celle imposée avant la rencontre contre les Etats-Unis. "Pour les autres nations, avoir les entraîneurs privés est un plus. L'objectif est de gagner, c'est ce qu'il y a de plus important. Et gagner, cela ne se prépare pas en dix jours, mais sur toute l'année", explique-t-elle encore. "Un peu plus de souplesse, cela serait bien. Sur la dernière rencontre, j'ai proposé de rejoindre le stage durant cinq jours, sans mon entraîneur et cela n'a pas été accepté." Dans ce sport indivivuel qu'est le tennis, la vie de groupe n'est pas toujours facile à intégrer dans l'esprits des joueurs et des joueuses, mais Aravane Rezaï nie que cette question puisse lui poser problème. "La vie de groupe ne m'effraie pas, ce n'est pas un problème. Mais il faut que les joueuses puissent garder leurs habitudes, faire ce qu'elles aiment et préfèrent", dit-elle. "Moi, je m'entends bien avec tout le monde et je m'appuie plus sur la complicité que sur la jalousie." Les dirigeants de la Fédération française de tennis devraient donc revoir leur copie, ce que chacun semble envisager après le week-end catastrophe de Liévin, comme l'a laissé entendre le capitaine de l'équipe de France, Nicolas Escudé, et le président de la FFT, Jean Gachassin. "Moi, je n'ai jamais fermé la porte mais là, les conditions n'étaient pas les meilleures pour moi dans l'objectif de gagner", a conclu Rezaï, dans l'attente d'une évolution de la situation d'ici le match de barrage, qui aurait lieu en avril. Un rendez-vous pour lequel les Bleues ne bénéficeront pas du statut protégé de tête de série. La présence de Rezaï n'en sera dès lors que plus appréciable.
Après leur quatrième défaite consécutive en championnat, samedi face à Lorient (0-3), les Parisiens sont plus que jamais dos au mur. La Coupe de France semblant désormais l'unique chance parisienne d'accrocher un strapontin européen, le déplacement à Vesoul, mardi à 20h45 en huitième de finale, est donc "très important" pour Antoine Kombouaré et ses hommes, qui veulent sauver ce qui peut encore l'être. Antoine, après la débâcle de samedi soir face à Lorient, avez-vous pensé à abandonner ? (Enervé) Je ne vais pas toujours me répéter. Je me bagarre jusqu'au bout. Je suis un battant. Je dois le montrer à mes joueurs et à mon groupe. C'est un état d'esprit à avoir. Je sais que c'est difficile, mais quand on fait ce métier-là, on est amené à vivre ces situations. Ce métier est cruel car on n'est jugé que sur les résultats et le classement. Contre Monaco, on a surtout appris qu'il fallait être efficace. A Lyon, pareil. J'ai vu une belle équipe du PSG. Et puis contre Lorient, on fait vingt minutes de très bonne facture et on marque même un but tout à fait valable. Le premier but nous a fait mal, comme un coup de poing dans la figure. On était KO. Et puis il y a eu douze minutes qu'on a passées dans les cordes. On se prend deux autres buts. En seconde période, on a fait ce qu'on a pu avec un public qui était contre nous – et c'est normal -. Les joueurs n'ont pas lâché. On joue surtout de malchance. On sent que l'équipe a quand même un mental défaillant... (Il coupe) Mais c'est ça qui m'embête. On doit travailler ce point-là. Ça arrive d'être mené 1-0, mais il faut continuer à aller de l'avant, à se battre. Il ne faut pas lâcher les joueurs. De temps en temps, il faut soit gueuler, taper du poing sur la table, les encourager. Aujourd'hui, ils ont besoin d'être aidés et encouragés. Il faut rechercher des points positifs dans les matches perdus. Face à Lorient, on est passé à côté au niveau du résultat. Mais sur les vingt premières minutes, non, je n'accepte pas qu'on les critique. Après, le mécontentement des supporters est logique. Mais quand on joue bien, il faut aussi le souligner. Est-ce qu'ils se sont parlés après le match ? Ils sont rentrés chez eux, on n'a pas eu entraînement. Ce lundi, on se retrouvait seulement. Mais je pense qu'ils s'appellent, qu'ils se parlent. Ce sont surtout les joueurs qui jouent qui sont touchés. Mais les remplaçants aussi. Des jeunes comme Granddi Ngoyi ou Younousse Sankharé sont aussi très déçus mais tout de même moins touchés parce qu'ils ne jouent pas. "J'ai dit que, quand on est quinzième, certains ne sont pas au niveau" Le président Leproux parlait de faire le tri pour sanctionner les joueurs qui ne se sentent pas concernés par le projet... (Il coupe) Je ne commente pas les propos du président. Mais dans tous les groupes, il y a des joueurs très costauds et d'autres plus en difficulté. C'est normal. La nature humaine est ainsi faite, on est tous différent face à l'adversité. Il faut faire appel à l'orgueil, la rage, l'envie de repartir de l'avant. Sentez-vous le besoin de faire appel à un coach pour améliorer le mental des joueurs ? Non. On a déjà beaucoup de monde dans le staff. Que ce soit les médecins, les kinés, les adjoints... tout le monde joue un rôle important. Avec du recul, regrettez-vous vos propos assez durs de la semaine dernière ? (Il avait parlé de quelques joueurs "tire-au-flanc", ndlr) (Enervé) Je n'ai pas à regretter car mes propos n'ont pas été retranscrits dans leur totalité. Alors, c'est quoi les propos ? On a tous retenu l'expression... (Il coupe) Bah oui, voilà, vous avez retenu que ce que vous aviez envie de retenir. (Il reprend son calme) J'ai dit que, quand on est quinzième, certains ne sont pas au niveau. Ce qui est normal. Vous venez de dire qu'il faut surtout les encourager. Mais n'est-ce pas les décourager de dire que certains n'ont pas le niveau ? Oui, mais... il faut de tout. Dire ce qui va, ce qui ne va pas. Être dur parfois, les encourager, être auprès d'eux. Quand ils sont quinzièmes, est-ce que je dis qu'ils sont bons ? Mais n'avez-vous pas l'impression que votre coup de gueule a été inutile ? Oui, mais il faut tout essayer. Le management, c'est ça. "Vesoul sera avantagé sur du synthétique" Après Vesoul, vous irez à Nancy. Deux matches dans l'Est alors que vous êtes à l'ouest, ça ne vous fait pas peur ? (Il siffle) Il est tout en jeux de mots le garçon... On n'est pas en confiance, on est en difficulté. On vit une période difficile mais les matches s'enchaînent. C'est un avantage car cela ne nous laisse pas le temps de gamberger. C'est important de vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance. Lequel des deux matches est le plus important ? Vesoul. C'est le match qui vient en premier. Il sera très important de faire en sorte de renouer très vite avec la victoire. Est-ce que même dans le contexte actuel, vous devez craindre une équipe de CFA ? Tous les matches sont difficiles. Je ne pense pas qu'il est nécessaire de rappeler qu'il y a eu beaucoup de surprises au tour précédent. C'est un huitième de finale. Vesoul sait qu'on est en difficulté. On va devoir jouer sur un terrain synthétique. Même si on était bien placé au classement on ne ferait pas les beaux contre un adversaire qui sera très motivé à l'idée de jouer le PSG. Une pelouse synthétique, qu'est-ce que ça change pour vous ? Les appuis. Les rebonds aussi. Ce n'est pas évident. La surface est importante car elle peut être traumatisante. Certains n'ont jamais joué sur du synthétique. Il y a des risques de blessure plus importants. Est-ce que Vesoul sera avantagé ? Normalement oui, c'est leur pelouse habituelle. Il faudra essayer de garder le plus possible le ballon au sol. S'il pleut, la surface va être glissante. Le jeu va beaucoup plus vite. Mais au-delà du terrain, le plus important sera la motivation. On sait qu'en face, il y aura des morts de faim. "Quand les supporters viennent gueuler, ça n'a jamais tué personne" Un joueur comme Mateja Kezman peut-il être aligné ? Il est encore juste, il n'a pas beaucoup joué ces deux derniers mois. Il a besoin de s'entraîner et de jouer plus souvent. Il a joué un match en CFA et a marqué un but. N'est-ce pas difficile de s'entraîner dans un climat aussi peu serein, avec la colère des supporters ? Oui, ça l'est. Mais on fait avec. Le plus important, c'est la sécurité des joueurs. On comprend le mécontentement des supporters. Ils ont le droit de manifester leur colère, même s'il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Il faut toujours respecter les gens. Mais quand ils viennent gueuler, ça n'a jamais tué personne. Sentez-vous que les joueurs ont encore confiance en vous ? Il faut leur poser directement la question. Je ne m'inquiète pas car je vois ce qu'il se passe sur le terrain. Je vois que, tous les jours à l'entraînement, il y a un échange, un dialogue. Je pense que la confiance est là. La Coupe devient-elle l'objectif principal du club pour cette saison ? Si on regarde sur le long terme, ce serait bien de la remporter. Mais globalement, tous les matches seront aussi importants les uns que les autres. Ce serait bien de se qualifier, comme de briser cette spirale négative en championnat samedi face à Nancy.
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