22:49 > Caen au ralenti
En déplacement sur la pelouse d'Arles-Avignon, ce lundi soir en clôture de la 23e journée de Ligue 2, Caen a été tenu en échec (0-0). Les hommes de Franck Dumas, qui ont péché par manque d'ambition, ont concédé leur troisième match nul consécutif et n'ont plus que deux points d'avance sur Brest.
Ceux qui attendaient du spectacle à l'occasion de ce choc entre Arles-Avignon et Caen ont été déçus. Rien ne fut vraiment jouissif pour les spectateurs du Parc des Sports, qui ont assisté à une rencontre fade que le score reflète bien (0-0). Dommage pour les hommes de Michel Estevan, qui pouvaient en cas de victoire revenir à un point du podium avec un match en moins.
Dommage également pour les Normands, qui étaient venus dans le sud pour tenter de reprendre quatre points d'avance sur Brest, dauphin dont l'ombre devient de plus en plus pressante. "Il y a des regrets, a concédé au micro d'Eurosport El Arabi, qui a trouvé la barre sur une tête avant le repos (41e). On a eu des occasions mais Arles-Avignon a bien défendu en bloc."
Les Caennais peuvent s'en vouloir ne pas avoir pris davantage de risques au cours d'une rencontre que les Arlésiens ont d'abord joué pour ne pas perdre. En témoigne leurs deux seules occasions en première période: une demi-volée de Psaume (22e) et un but de Guise logiquement refusé pour hors-jeu (42e). Mais les joueurs de Franck Dumas peuvent aussi être satisfaits de ramener un point. "Tous les points sont bons à prendre, a d'ailleurs admis l'entraîneur normand. Ça a été un match bizarre. Il faut avoir un autre comportement si on veut avoir les ambitions qu'on a. On a joué mais on n'a pas été franchement ambitieux."
Quand les joueurs d'Arles-Avignon se sont décidés à jouer, dans le dernier quart d'heure de jeu, ils ont posé des problèmes à la défense caennaise. Notamment sur cette action où Tafforeau, à la lutte avec Dalé, a dû mettre la main dans la surface sans que M. Cailleux n'en voie la couleur (51e). Ou sur un déboulé côté gauche d'Ayew, qui a servi Psaume dont la frappe a été repoussée par Thébaux (73e). "On savait que ça allait être un gros match dans l'engagement, a commenté Piocelle. On a fait jeu égal avec les Caennais." Un Stade Malherbe petit bras, auteur de son troisième nul consécutif, qui a dû se contenter après le repos d'une tentative de Traoré, venu buter sur Merville à bout portant (58e). Trop peu pour prétendre à mieux.
22:07 > Chabal "twitte" again
Bravant l'interdit qu'il avait lui-même contribué à instaurer en grillant la communication du XV de France lors de l'annonce de son forfait pour affronter l'Ecosse, Sébastien Chabal a commenté en direct sur Twitter la victoire de ses coéquipiers à Murrayfield. L'icône du rugby français n'en finit plus de se démarquer.
L'annonce de son forfait lundi dernier par le biais de sa messagerie Twitter avait provoqué le buzz de la semaine à Marcoussis, au point de contraindre l'encadrement du XV de France, pris de court, par la voix de Jo Maso, à annoncer une interdiction de cette pratique à l'avenir et une modification de la charte des joueurs. "C'est une leçon pour nous, expliquait ainsi le manager des Bleus sur RMC. On n'avait pas anticipé sur cela. A partir du prochain match, on va aller plus loin dans la charte du joueur. Ils ne pourront pas communiquer sur leur site propre. Quand on est international, ça appartient à l'équipe de France de communiquer."
Dimanche, pendant que ses coéquipiers tricolores chassaient le Chardon à Murrayfield, en ouverture du Tournoi des Six Nations, Sébastien Chabal a pourtant réutilisé la messagerie communautaire pour commenter la performance des siens en direct. "Aurélien donne tout ! C'est ça le rugby", commentait-il, dès la sortie de Rougerie sur blessure, "ET VOILA. MERCI LES GROS", suite à l'essai de Mathieu Bastareaud, ou encore "Quand je le dis qu'il est bon ce Nallet" pour saluer la performance des avants français. Alors "Monsieur Jo", c'est répréhensible ?
On n'ose imaginer que la spontanéité du sportif préféré des Français, cette fois depuis son canapé, puisse peser sur la suite de son Tournoi plus encore que la gravité de la lombalgie qu'il soigne actuellement, comme certains voudraient le laisser penser. Reste que pour ses détracteurs, l'icône absolue du rugby hexagonal n'en rate pas une pour se démarquer. A l'heure où s'apprête à sortir pour la Saint-Valentin une... poupée à son effigie (!), on serait tenté de penser que Sébastien Chabal n'a vraiment pas besoin d'en faire plus.
Chabal: "Ce sont des humeurs (...) pas de la communication"
Du côté de ses coéquipiers, entre ceux qui ignorent même jusqu'à l'existence de ce genre de moyens de communication, ceux qui ne désirent pas commenter le cas Chabal ou ceux qui n'ont pas d'avis sur la question, difficile de mesurer si ce comportement laisse indifférent ou bien agace. Voire même s'il serait susceptible de nuire à la vie du groupe. "Je ne vois pas où est le mal, soulignait toutefois Aurélien Rougerie avant d'affronter l'Ecosse. Seb est un grand garçon, majeur et vacciné, qui a une image très forte et les médias sont souvent après lui, donc libre à lui de faire ce qu'il veut sur son "Twitt". Après, je comprends tout à fait la décision des uns et des autres."
En novembre dernier, en marge de la tournée d'automne, Chabal nous expliquait les raisons qui l'ont amené à adopter ce mode d'expression instantané. "Je peux faire ce que je veux, quand j'en ai envie, ce sont des humeurs, une manière de les faire partager, mais ce n'est pas de la communication, simplement des petits mots passés de temps en temps. Sur Twitter, ne sont au courant de vos réactions que ceux qui vous suivent, ce sont souvent des passionnés de rugby et des personnes, qui se retrouvent sans doute dans la personne qu'ils suivent."
On croit deviner malgré tout à travers cette pratique la volonté, à l'image d'un Lance Armstrong, autre proie des médias et grand adepte de Twitter, de se préserver et de garder la maîtrise de sa communication. Le but de Chabal, capable tout de même de signer début février, à 2h27 du matin, un très intéressant "Nulle cette notice d'imprimante !", n'est pas là. "Ce n'est vraiment pas une manière pour moi de me protéger, je ne cherche pas à zapper les journalistes, c'est juste parce que j'ai envie, quand ça me chante, de faire passer un message." Joueur inclassable et unique, Chabal ne fait finalement que vivre avec son temps. Comme les quelques 125.000 utilisateurs environ de la messagerie qui monte en France.
19:37 > Rezaï tend la main
Dans le contexte d'un tennis féminin français sinistré et sous le choc du nouveau couac en Fed Cup ce week-end, Aravane Rezaï, meilleure joueuse française engagée à l'Open GDF-Suez, affirme aborder sans pression le tournoi, où elle fera ses débuts mardi face à la qualifiée russe Evgeniya Rodina. L'occasion aussi de tendre la main à l'équipe de France.
"Je sais que je figure parmi les favorites mais je ne me mets pas trop de pression. Je vais essayer de gérer ça, c'est toujours pareil quand on joue en France". Tête de série n°5 de l'Open GDF-Suez, qui s'est ouvert lundi, à Coubertin, Aravane Rezaï est forcément attendue dans la capitale, où la meilleure Tricolore du moment, classée 21e mondiale, n'a pas pu éluder les questions sur l'actualité la plus chaude. Une équipe de France qu'elle a boudée et qui, ce week-end, a subi le week-end dernier à Liévin un cuisant revers avec une élimination dès le premier tour face aux Etats-Unis (4-1).
"J'espère en être à l'avenir. Je veux vraiment jouer pour mon pays. Ce week-end, j'étais de tout coeur avec elles, je les ai soutenues devant ma télé", a affirmé la joueuse âgée de 22 ans devant une poignée de journalistes. "Sur cette rencontre, le stage de dix jours qui était prévu était trop long pour moi. Les règles sont strictes et ils n'ont pas voulu en changer." Des règles qui imposent, entre autres, que les joueuses ne soient pas accompagnées de leurs entraîneurs privés, ce que Rezaï, qui a rejoint Patrick Mouratoglu cette saison, la numéro un française, refuse d'accepter, comme Marion Bartoli.
Rezaï: "L'objectif est de gagner"
Aravane Rezaï n'est cependant pas totalement opposée à cette règle, mais sur une période plus courte que celle imposée avant la rencontre contre les Etats-Unis. "Pour les autres nations, avoir les entraîneurs privés est un plus. L'objectif est de gagner, c'est ce qu'il y a de plus important. Et gagner, cela ne se prépare pas en dix jours, mais sur toute l'année", explique-t-elle encore. "Un peu plus de souplesse, cela serait bien. Sur la dernière rencontre, j'ai proposé de rejoindre le stage durant cinq jours, sans mon entraîneur et cela n'a pas été accepté."
Dans ce sport indivivuel qu'est le tennis, la vie de groupe n'est pas toujours facile à intégrer dans l'esprits des joueurs et des joueuses, mais Aravane Rezaï nie que cette question puisse lui poser problème. "La vie de groupe ne m'effraie pas, ce n'est pas un problème. Mais il faut que les joueuses puissent garder leurs habitudes, faire ce qu'elles aiment et préfèrent", dit-elle. "Moi, je m'entends bien avec tout le monde et je m'appuie plus sur la complicité que sur la jalousie."
Les dirigeants de la Fédération française de tennis devraient donc revoir leur copie, ce que chacun semble envisager après le week-end catastrophe de Liévin, comme l'a laissé entendre le capitaine de l'équipe de France, Nicolas Escudé, et le président de la FFT, Jean Gachassin. "Moi, je n'ai jamais fermé la porte mais là, les conditions n'étaient pas les meilleures pour moi dans l'objectif de gagner", a conclu Rezaï, dans l'attente d'une évolution de la situation d'ici le match de barrage, qui aurait lieu en avril. Un rendez-vous pour lequel les Bleues ne bénéficeront pas du statut protégé de tête de série. La présence de Rezaï n'en sera dès lors que plus appréciable.
18:19 > Kombouaré: "Faire appel à l'orgueil"
Après leur quatrième défaite consécutive en championnat, samedi face à Lorient (0-3), les Parisiens sont plus que jamais dos au mur. La Coupe de France semblant désormais l'unique chance parisienne d'accrocher un strapontin européen, le déplacement à Vesoul, mardi à 20h45 en huitième de finale, est donc "très important" pour Antoine Kombouaré et ses hommes, qui veulent sauver ce qui peut encore l'être.
Antoine, après la débâcle de samedi soir face à Lorient, avez-vous pensé à abandonner ?
(Enervé) Je ne vais pas toujours me répéter. Je me bagarre jusqu'au bout. Je suis un battant. Je dois le montrer à mes joueurs et à mon groupe. C'est un état d'esprit à avoir. Je sais que c'est difficile, mais quand on fait ce métier-là, on est amené à vivre ces situations. Ce métier est cruel car on n'est jugé que sur les résultats et le classement. Contre Monaco, on a surtout appris qu'il fallait être efficace. A Lyon, pareil. J'ai vu une belle équipe du PSG. Et puis contre Lorient, on fait vingt minutes de très bonne facture et on marque même un but tout à fait valable. Le premier but nous a fait mal, comme un coup de poing dans la figure. On était KO. Et puis il y a eu douze minutes qu'on a passées dans les cordes. On se prend deux autres buts. En seconde période, on a fait ce qu'on a pu avec un public qui était contre nous – et c'est normal -. Les joueurs n'ont pas lâché. On joue surtout de malchance.
On sent que l'équipe a quand même un mental défaillant...
(Il coupe) Mais c'est ça qui m'embête. On doit travailler ce point-là. Ça arrive d'être mené 1-0, mais il faut continuer à aller de l'avant, à se battre. Il ne faut pas lâcher les joueurs. De temps en temps, il faut soit gueuler, taper du poing sur la table, les encourager. Aujourd'hui, ils ont besoin d'être aidés et encouragés. Il faut rechercher des points positifs dans les matches perdus. Face à Lorient, on est passé à côté au niveau du résultat. Mais sur les vingt premières minutes, non, je n'accepte pas qu'on les critique. Après, le mécontentement des supporters est logique. Mais quand on joue bien, il faut aussi le souligner.
Est-ce qu'ils se sont parlés après le match ?
Ils sont rentrés chez eux, on n'a pas eu entraînement. Ce lundi, on se retrouvait seulement. Mais je pense qu'ils s'appellent, qu'ils se parlent. Ce sont surtout les joueurs qui jouent qui sont touchés. Mais les remplaçants aussi. Des jeunes comme Granddi Ngoyi ou Younousse Sankharé sont aussi très déçus mais tout de même moins touchés parce qu'ils ne jouent pas.
"J'ai dit que, quand on est quinzième, certains ne sont pas au niveau"
Le président Leproux parlait de faire le tri pour sanctionner les joueurs qui ne se sentent pas concernés par le projet...
(Il coupe) Je ne commente pas les propos du président. Mais dans tous les groupes, il y a des joueurs très costauds et d'autres plus en difficulté. C'est normal. La nature humaine est ainsi faite, on est tous différent face à l'adversité. Il faut faire appel à l'orgueil, la rage, l'envie de repartir de l'avant.
Sentez-vous le besoin de faire appel à un coach pour améliorer le mental des joueurs ?
Non. On a déjà beaucoup de monde dans le staff. Que ce soit les médecins, les kinés, les adjoints... tout le monde joue un rôle important.
Avec du recul, regrettez-vous vos propos assez durs de la semaine dernière ? (Il avait parlé de quelques joueurs "tire-au-flanc", ndlr)
(Enervé) Je n'ai pas à regretter car mes propos n'ont pas été retranscrits dans leur totalité. Alors, c'est quoi les propos ?
On a tous retenu l'expression...
(Il coupe) Bah oui, voilà, vous avez retenu que ce que vous aviez envie de retenir. (Il reprend son calme) J'ai dit que, quand on est quinzième, certains ne sont pas au niveau. Ce qui est normal.
Vous venez de dire qu'il faut surtout les encourager. Mais n'est-ce pas les décourager de dire que certains n'ont pas le niveau ?
Oui, mais... il faut de tout. Dire ce qui va, ce qui ne va pas. Être dur parfois, les encourager, être auprès d'eux. Quand ils sont quinzièmes, est-ce que je dis qu'ils sont bons ?
Mais n'avez-vous pas l'impression que votre coup de gueule a été inutile ?
Oui, mais il faut tout essayer. Le management, c'est ça.
"Vesoul sera avantagé sur du synthétique"
Après Vesoul, vous irez à Nancy. Deux matches dans l'Est alors que vous êtes à l'ouest, ça ne vous fait pas peur ?
(Il siffle) Il est tout en jeux de mots le garçon... On n'est pas en confiance, on est en difficulté. On vit une période difficile mais les matches s'enchaînent. C'est un avantage car cela ne nous laisse pas le temps de gamberger. C'est important de vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance.
Lequel des deux matches est le plus important ?
Vesoul. C'est le match qui vient en premier. Il sera très important de faire en sorte de renouer très vite avec la victoire.
Est-ce que même dans le contexte actuel, vous devez craindre une équipe de CFA ?
Tous les matches sont difficiles. Je ne pense pas qu'il est nécessaire de rappeler qu'il y a eu beaucoup de surprises au tour précédent. C'est un huitième de finale. Vesoul sait qu'on est en difficulté. On va devoir jouer sur un terrain synthétique. Même si on était bien placé au classement on ne ferait pas les beaux contre un adversaire qui sera très motivé à l'idée de jouer le PSG.
Une pelouse synthétique, qu'est-ce que ça change pour vous ?
Les appuis. Les rebonds aussi. Ce n'est pas évident. La surface est importante car elle peut être traumatisante. Certains n'ont jamais joué sur du synthétique. Il y a des risques de blessure plus importants. Est-ce que Vesoul sera avantagé ? Normalement oui, c'est leur pelouse habituelle. Il faudra essayer de garder le plus possible le ballon au sol. S'il pleut, la surface va être glissante. Le jeu va beaucoup plus vite. Mais au-delà du terrain, le plus important sera la motivation. On sait qu'en face, il y aura des morts de faim.
"Quand les supporters viennent gueuler, ça n'a jamais tué personne"
Un joueur comme Mateja Kezman peut-il être aligné ?
Il est encore juste, il n'a pas beaucoup joué ces deux derniers mois. Il a besoin de s'entraîner et de jouer plus souvent. Il a joué un match en CFA et a marqué un but.
N'est-ce pas difficile de s'entraîner dans un climat aussi peu serein, avec la colère des supporters ?
Oui, ça l'est. Mais on fait avec. Le plus important, c'est la sécurité des joueurs. On comprend le mécontentement des supporters. Ils ont le droit de manifester leur colère, même s'il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Il faut toujours respecter les gens. Mais quand ils viennent gueuler, ça n'a jamais tué personne.
Sentez-vous que les joueurs ont encore confiance en vous ?
Il faut leur poser directement la question. Je ne m'inquiète pas car je vois ce qu'il se passe sur le terrain. Je vois que, tous les jours à l'entraînement, il y a un échange, un dialogue. Je pense que la confiance est là.
La Coupe devient-elle l'objectif principal du club pour cette saison ?
Si on regarde sur le long terme, ce serait bien de la remporter. Mais globalement, tous les matches seront aussi importants les uns que les autres. Ce serait bien de se qualifier, comme de briser cette spirale négative en championnat samedi face à Nancy.
16:45 > Le Journal de la Coupe du monde
La Coupe du monde en Afrique du Sud sera le grand événement sportif de l'année 2010. Pour la première fois, la grande fête du ballon rond se dispute sur le continent africain, avec 32 pays participants, dont la France. D'ici le coup d'envoi le 11 juin, la rédaction vous propose un journal hebdomadaire sur la compétition, avec le joueur, l'équipe, la phrase, la stat de la semaine ainsi que des focus sur les préparatifs.
L'EQUIPE: ALLEMAGNE
L'Allemagne a vécu la semaine dernière un véritable psychodrame autour de Joachim Löw. Ce dernier s'est même, de son propre aveu sur la chaîne ARD, "mis très en colère" après avoir reçu un ultimatum de sa Fédération l'intimant d'accepter ou non une prolongation de contrat. Jusqu'ici, les deux parties semblaient marcher main dans la main, Löw, qui a succédé à Jürgen Klinsmann, dont il était l'adjoint, après la Coupe du monde 2006, bénéficiant outre-Rhin d'une cote de popularité sans faille, fort de résultats probants, avec notamment une finale de l'Euro 2008 et une qualification sans problème pour la Coupe du monde 2010. Du coup, une prolongation de deux ans était dans l'air, mais visiblement, Theo Zwanziger, patron de la DFB, aurait tiqué devant les exigences de l'intéressé, mais aussi du manager Oliver Bierhoff, d'où une contre-proposition prise comme un affront par le sélectionneur. "Cela fait sept ans que je suis un serviteur fidèle, nous avons tout fait avec notre staff pour le succès de l'équipe nationale et la réputation du football allemand. Je ne peux pas accepter de me voir obligé d'accepter une offre dans les 48 heures." Du coup, les négociations ont été remises à plus tard, mais la relation de confiance entre la DFB et Joachim Löw semble rompue...
EN DIRECT D'AFRIQUE DU SUD
Ou plutôt en direct de Zurich, siège de la Fifa, dont la commission des arbitres s'est réunie le vendredi 5 février pour désigner les 30 arbitres qui officieront lors de la Coupe du monde. Trente trios plutôt, parmi lesquels un Français, Stéphane Lannoy, retenu en compagnie de ses assistants Eric Dansault et Laurent Ugo. Une nomination que le Boulonnais de naissance, âgé de 40 ans, a évidemment accueillie avec satisfaction, d'autant que la France était absente de l'Euro 2008 dans ce domaine, ce qui avait à l'époque provoqué quelques vagues: "C'est une revanche sur certains détracteurs de l'arbitrage. C'est une source de motivation supplémentaire pour aborder la fin de saison, compétitions nationales ou rendez-vous européens", a commenté sur le site de la FFF l'intéressé qui n'est cependant pas encore au bout du chemin, puisque ce n'est qu'au mois de mai que la même commission des arbitres désignera les trios titulaires et les remplaçants. Quoi qu'il arrive, Stéphane Lannoy et ses assistants feront le voyage en Afrique du Sud, au sein d'un contingent européen fort de dix trios, soit le plus important devant les six d'Amérique du Sud. A noter que parmi les 30 arbitres centraux retenus, figure le Suédois Martin Hansson, qui officiait le 18 novembre lors du fameux France-Irlande. En revanche, Fredrik Nilsson, son assistant au Stade de France qui n'a pas signalé la main de Thierry Henry, est écarté. Qui a dit que ce sont toujours les lampistes qui trinquent ?
Les 30 arbitres retenus:
Asie (4): Al-Ghamdi (Arabie Saoudite), Irmatov (Ouzbékistan), Mohd Salleh (Malaisie), Nishimura (Japon) - Afrique (4): Benouza (Algérie), Coulibaly (Mali), Damon (Afrique du Sud), Maillet (Seychelles) - Concacaf (4): Aguilar Chicas (Salvador), Archundia Tellez (Mexique), Batres Gonzalez (Guatemala), Rodriguez Moreno (Mexique) – Amérique du Sud (6): Amarilla Demarqui (Paraguay), Baldassi (Argentine), Larrionda (Uruguay), Pozo Quinteros (Chili), Ruiz Acosta (Colombie), Simon (Brésil) - Océanie (2): Hester et O'Leary (Nouvelle-Zélande) - Europe (10): Bartolo F. Benquerenca (Portugal), Busacca (Suisse), De Bleeckere (Belgique), Hansson (Suède), Kassai (Hongrie), Lannoy (France), Rosetti (Italie), Stark (Allemagne), Undiano Mallenco (Espagne), Webb (Angleterre).
LA STAT : 100
Comme l'âge qu'a eu le vendredi 5 février l'Argentin Francisco Varallo, dernier joueur encore en vie de la première finale de la Coupe du monde de football en 1930. Une finale qui avait vu l'Albiceleste s'incliner 4-2 face au pays organisateur, l'Uruguay, à Montevideo. Plus de 70 ans après avoir mis un terme à sa carrière, «El Canonito», le Petit Canon, reste une légende en Argentine, et plus particulièrement dans l'un de ses plus illustres clubs, Boca Juniors dont il est resté le meilleur réalisateur de l'histoire, avec 181 buts, jusqu'en 2009, date à laquelle il a été supplanté par Martin Palermo.
LE JOUEUR : JOHN TERRY (suite...)
Déjà désigné joueur de la semaine lundi dernier, John Terry a une fois de plus les honneurs de cette rubrique, avec la suite de ses déboires. Le capitaine de Chelsea n'est sans doute pas près d'oublier les quelques jours pendant lesquels, de révélations en révélations sur ses infidélités, il a perdu une grande partie de son crédit auprès des fans anglais. Celui qui avait été désigné l'an dernier comme le père idéal par la presse britannique s'est subitement retrouvé dans l'oeil du cyclone des tabloïds qui ont mis à jour sa relation extraconjugale avec une mannequin français spécialisée dans la lingerie, par ailleurs ancienne compagne de son ex-coéquipier à Chelsea, Wayne Bridge. La machine médiatique s'est dès lors emballée, remontant jusqu'au sélectionneur Fabio Capello, obligé de réagir vite pour circonscrire l'incendie. De retour de Suisse, où il était en convalescence après une opération du genou, l'Italien s'est aussitôt entretenu avec John Terry pour l'informer qu'il lui retirait le brassard de capitaine. "En tant que capitaine de l'équipe, John Terry a fait preuve d'un comportement extrêmement positif. Cependant, je dois tenir compte d'autres considérations et de ce qui est le meilleur pour l'équipe d'Angleterre", a-t-il indiqué, tandis que le joueur de Chelsea, profil bas, a affirmé "respecter cette décision". L'intéressé n'est cependant pas du genre à courber l'échine et dimanche lors du choc de la 25e journée face à Arsenal, il a une nouvelle fois sorti une grosse prestation, donnant notamment sur corner le premier but à Drogba tout en se multipliant en défense, pour, à l'arrivée, recevoir l'ovation méritée de Stamford Bridge. Reste que mercredi à l'extérieur, dans l'antre d'Everton, Goodison Park, on imagine que l'accueil sera bien moins chaleureux...
LA PHRASE : "J'aimerais bien participer à une Coupe du monde ou à un Championnat d'Europe"
A 58 ans, Louis Van Gaal se verrait bien terminer sa carrière d'entraîneur à la tête d'une sélection. Aux commandes du Bayern Munich depuis l'été 2009, le Néerlandais a confié ce week-end aux médias allemands que le club bavarois était sans doute le dernier qu'il dirigeait, lui qui est auparavant passé par AZ Alkmaar, l'Ajax Amsterdam et le FC Barcelone. "J'aimerais bien participer à une Coupe du monde ou à un Championnat d'Europe, c'est la même chose pour moi, je voudrais ressentir cette ambiance", a-t-il ainsi déclaré dans les colonnes du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il faut dire que l'expérience de Louis Van Gaal en tant que sélectionneur se limite à deux années, soldées par un échec, à la tête des Pays-Bas qu'il n'est pas parvenu à qualifier pour la Coupe du monde 2002. "La plus grosse déception de (ma) carrière", ajoute le Néerlandais qui rêve donc d'une phase finale d'une grande compétition internationale. L'occasion lui en a été donnée pas plus tard que la semaine dernière, puisqu'il a confié s'être vu proposer les rênes du Nigeria en Afrique du Sud. "Ce n'est pas la première fois que je reçois une offre du Nigeria, mais je l'ai refusée, j'ai un gros challenge au Bayern", a déclaré Van Gaal sur l'antenne de Liga Total.
HISTORIQUE : BRESIL 1950
Et le Maracana s'est tu... Le 16 juillet 1950 restera pour le Brésil une date à jamais maudite, un peu comme le Waterloo des troupes napoléoniennes. Ce jour-là devant 199.954 spectateurs (record absolu pour un match de Coupe du monde) acquis à sa cause, le Brésil, qui organise la première Coupe du monde depuis 12 ans, pour cause de deuxième guerre mondiale (l'édition 1942 fut annulée), a besoin d'un match nul face à l'Uruguay lors de l'ultime rencontre de la phase finale de la compétition (il n'y a ni demi-finale ni finale, mais un mini-championnat opposant les quatre équipes sorties en tête de leur groupe lors de la première phase) pour être sacré champion du monde. Auparavant, hormis un petit accroc face à la Suisse au premier tour (2-2), les partenaires d'Ademir, qui finira meilleur réalisateur de la compétition (neuf buts), ont déroulé, infligeant lors de la deuxième phase un 7-1 à la Suède et un 6-1 à l'Espagne. Autant dire qu'il ne se trouve pas un oiseau de mauvais augure pour voir la Seleçao chuter au pied de la dernière marche de son triomphe annoncé, d'autant qu'au retour des vestiaires, Friaça trompe Maspoli pour l'ouverture du score brésilienne. Trop confiants, les locaux reculent et laissent la Celeste revenir dans le match par Schiaffino (66e) avant d'assister, aussi impuissants qu'incrédules, au but de la victoire uruguayenne signé Ghiggia (79e). Le ciel tombe alors sur le Maracana et sur la tête du pauvre gardien Moacir Barbosa, livré à la vindicte populaire et longtemps ostracisé dans son propre pays (il connut une ultime sélection après ce match en 1953). Depuis, le Brésil s'est largement consolé...
15:32 > Le Werder sur la défensive
14:38 > Lièvremont va soigner l'arbitre
Marc Lièvrement a vivement critiqué lundi l'arbitrage du Gallois Nigel Owens lors de la victoire 18-9 de la France sur l'Ecosse et a promis de "soigner son rapport" sur le match.
D'ordinaire plutôt réservé sur l'arbitrage, Marc Lièvremont est sorti de sa réserve ce lundi, lors de son débriefing d'après-match, pour mettre en cause le Gallois Nigel Owens, coupable selon lui d'une trop grande clémence à l'égard des Ecossais dimanche. L'entraîneur du XV de France a souligné, au cours d'une conférence de presse, que "la mansuétude" de l'arbitre "vis-a-vis des Ecossais et son extrême sévérite pour l'équipe de France" avait été avec "le courage des Ecossais le deuxième argument qui a fait que le score n'a pas gonflé".
"J'en ai un peu gros sur le coeur (...) d'autant que c'est un petit peu récurrent", a-t-il dit. "On se souvient quand même que l'an dernier en Irlande, (lors d'un match également arbitré par Nigel Owens et perdu (30-21) par la France, ndlr) on avait concédé 13 pénalités contre deux généreusement accordées aux Irlandais", a-t-il ajouté.
Lièvremont: "Ça fait beaucoup..."
"On va soigner le rapport adressé à Paddy O'Brien (président de la commision d'arbitrage de l'IRB, ndlr) sur la performance de Mister Owens." L'entraîneur de l'équipe de France a notamment reproché à Nigel Owens "deux pénalités marquées par l'équipe d'Ecosse sur des fautes complètement inventées, un nombre de fautes non sifflées, de mauls écroulés, un plaquage cathédrale de Nathan Hines sur François Trinh-Duc, une mêlée qui avance et qu'il arrête en nous accordant une pénalité alors qu'on est à un mètre de l'en-but".
"Ça fait beaucoup", a-t-il conclu. "L'arbitrage fait partie des impondérables qu'on ne peut pas maîtriser, mais on va quand même essayer de soigner ça."
14:15 > Le journal des Bleus
Le tirage au sort des éliminatoires de l'Euro 2012 a placé la France dans le groupe D, en compagnie notamment de la Roumanie. Franck Ribéry, qui a manqué une bonne partie de la campagne qualificative pour le Mondial, répondra sûrement présent. En tout cas, le milieu de terrain revient bien avec le Bayern. Cissé marche en Grèce, comme Wiltord à Metz. Des idées pour Domenech ?
LE BLEU DU WEEK-END: Franck Ribéry
(Coup de génie, coup de pompe, focus sur un Bleu en vue ou non, ce week-end)
Le Bayern Munich est en pleine bourre en ce moment. Le club bavarois a enregistré ce week-end une huitième victoire d'affilée en Bundesliga en s'imposant sur la pelouse de Wolfsburg (3-0), le champion sortant. Et Franck Ribéry a participé à la fête. Remplaçant en début de match, l'international tricolore a fait son apparition au retour des vestiaires et a démontré en 45 minutes que ses blessures à répétition n'étaient plus qu'un lointain souvenir. L'ancien Marseillais a d'ailleurs conclu l'action qui mène à la dernière réalisation du Bayern. D'une subtile pichenette, il a effacé le gardien adverse pour s'ouvrir le chemin du but. Mais Barzagli, le défenseur italien des Loups, l'a privé d'un retour gagnant en marquant contre son camp sous la pression du joueur français.
Encore à court de forme, Ribéry reste ménagé par Louis Van Gaal, l'entraîneur du Bayern, qui préfère le lancer en fin de match. Peu à peu, il devrait retrouver une place de titulaire dans son club, alors que se profile la semaine prochaine le huitième de finale de la Ligue des champions face à la Fiorentina. Un autre homme compte fortement sur les qualités de percussion du Nordiste: un certain Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France. Avec une demi-saison dans les jambes, Ribéry pourrait débarquer pour la Coupe du monde en Afrique du Sud en pleine possession de ses moyens. Un plus indéniable pour les Bleus, toujours à la recherche d'efficacité sur le plan offensif. Le rôle de détonateur dévolu au n°7 français apporterait sans doute plus de poids à l'attaque tricolore.
DU BUT EN BLEU:
(Tous les buteurs bleus du week-end)
Les internationaux n'ont pas brillé ce week-end sur les pelouses des principaux championnats européens, du moins face au but. Les habituels attaquants titulaires en équipe de France, comme Thierry Henry, Karim Benzema, Nicolas Anelka et André-Pierre Gignac, sont restés muets. Il faut prendre la direction de la Grèce pour trouver trace d'un buteur français, à savoir Djibril Cissé. Le joueur du Panathinaïkos d'Athènes continue de s'éclater et d'empiler les buts. Dimanche, l'ancien attaquant marseillais a inscrit un doublé avec son club, qui l'a emporté sur le terrain de Larissa (3-0), où évolue désormais l'ex-Lensois Daniel Cousin. Cissé a conforté sa place de meilleur réalisateur du championnat grec, grâce à ses 16e et 17e buts depuis le début de la saison.
LA PAROLE BLEUE: Jean-Pierre Escalettes
(La petite phrase de la semaine)
Le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, était présent dimanche, à Varsovie, pour le tirage au sort des éliminatoires de l'Euro 2012, conjointement organisé par l'Ukraine et la Pologne. Celui-ci a livré sa réaction sur le site officiel de la FFF au sujet du groupe D, où les Bleus retrouveront la Roumanie, la Bosnie, la Biélorussie, l'Albanie et le Luxembourg: "C'est un tirage qui n'est pas évident du tout. Il faut se méfier de ce groupe très équilibré. On va retrouver la Roumanie, c'est une vieille habitude. On ne l'a pas battue depuis longtemps, elle non plus d'ailleurs. Les Biélorusses ont fait énormément de progrès, la Bosnie est toujours très difficile. Safet Susic (l'entraîneur bosnien) peut nous réserver de mauvaises surprises, mais on essaiera d'être à la hauteur. Le Luxembourg a gagné contre la Suisse, qui est qualifiée pour le Mondial. La seule chose qui nous satisfait, c'est que l'on n'a pas trop de déplacements à faire, pas beaucoup de décalage horaire."
SI J'ETAIS RAYMOND, JE SELECTIONNERAIS... Sylvain Wiltord
C'est peut-être le dernier challenge de sa carrière et Sylvain Wiltord est déjà en passe de réussir son pari. L'ancien joueur d'Arsenal, qui s'est engagé avec Metz, pensionnaire de Ligue 2, a trouvé le chemin des filets dès sa première apparition sous le maillot grenat. Son doublé face à Nîmes (3-1) ce week-end permet aux Messins de rester dans la course pour la montée en Ligue 1. Lors de la signature de son contrat, Wiltord avait lancé, comme une boutade, qu'il pensait toujours à l'équipe de France: "Je suis toujours là, toujours sélectionnable. Moi je joue, si je marque plein de buts, qu'il y a des blessés, des absents, que le sélectionneur (Raymond Domenech) a besoin, je suis là. Ce serait une bonne surprise." Et le coach tricolore en a toujours réservée une à l'annonce de ses listes pour les compétitions internationales, à l'instar de Chimbonda pour le Mondial 2006 et Gomis pour l'Euro 2008. Alors, Wiltord, qui aura 36 ans au printemps prochain, dans les 23 en Afrique du Sud ?
14:14 > La 23e journée au crible
La rédaction a fait le tour de l'Hexagone pour se pencher sur les enseignements des matches disputés le week-end dernier en Ligue 1. De la phrase marquante au joueur qui se sera distingué, en passant par le top, le flop, la statistique, le sondage et enfin l'équipe-type, vous saurez tout ce qu'il faut retenir de cette 23e journée de championnat.
LE TOP : OM
Deschamps en a rêvé, ses joueurs l'ont fait. Pour la première fois de la saison en Ligue 1, l'entraîneur marseillais a vu son équipe exprimer pleinement son potentiel offensif. Grâce notamment à la vivacité de ses ailiers, Ben Arfa et Valbuena, l'OM a fait souffrir la défense adverse, en l'occurrence celle de Valenciennes, battue dimanche au Vélodrome (5-1) pour la plus large victoire olympienne cette saison en championnat.
Outre les deux ex-bannis, Lucho doit également recevoir les louanges des observateurs. Auteur du premier but, l'Argentin a confirmé sa montée en puissance physique plus que nécessaire pour qu'il retrouve son niveau de Porto. Bordeaux battu à Rennes (4-2), l'OM reprend trois points au leader, même si les Girondins comptent toujours une avance confortable (9 points) sur les Olympiens. Mais avec un match en retard à disputer au Vélodrome contre Sochaux, l'écart apparaîtrait plus accessible à combler. Il ne faut pas toutefois compter sur Deschamps, comme le rapporte le site officiel du club marseillais, pour parler à nouveau de titre. "Il y a beaucoup de mistral à Marseille. La semaine dernière, on était au fond du trou alors ce soir (dimanche), je ne vais pas parler de titre. Il y a beaucoup de matches même si ce week-end plusieurs équipes ont perdu des points. Il faudra faire le maximum pour avoir le plus de points possible en février/mars car à partir d'avril, c'est le sprint final". Et à ce rythme, l'OM serait favori pour le podium.
LE FLOP : PSG
Quand Paris s'éteint. Antoine Kombouaré avait tenté de piquer l'orgueil de ses troupes, en affirmant notamment que certains de ses joueurs n'avaient pas le niveau pour jouer au PSG, avant le rendez-vous capital contre Lorient, mais l'entraîneur parisien fut une nouvelle fois désavoué par son effectif. Ce qui s'est passé samedi soir au Parc relève bien plus que de la déception. Balayé par les Merlus (3-0), le PSG se retrouve 15e au classement après quatre défaites de rang. Et si le but de Hoarau, injustement refusé en début de rencontre, aurait pu changer la face de ce match, les Parisiens se sont encore montrés incapable de réagir. Au contraire, les hommes de Gourcuff ont donné une leçon de jeu collectif et enfoncé leur adversaire dans la crise. Car il s'agit bien de cela.
Le président Robin Leproux ne pouvait que constater les dégâts après la rencontre en conférence de presse: "C'est une humiliation, c'est le mot que l'ont peut employer. Il faut se remettre en question, moi le premier. Je nous ai trouvés trop beaux en début de saison en pensant que les résultats pouvaient arriver facilement. Il y a toujours un événement, une erreur individuelle ou un manque d'engagement, qui fait basculer le match. Je suis au PSG et je ne peux pas accepter ce qu'il se passe. Les joueurs peuvent livrer un meilleur niveau de jeu, mais sur le terrain mathématique, c'est une catastrophe. Les joueurs ont besoin peut-être d'être bousculés et j'ai été trop bienveillant. C'est une défaite honteuse et ce n'est plus possible. "
LE JOUEUR : Asamoah Gyan
C'est ce qu'on appelle un coaching gagnant. 76e minute de jeu entre Rennes et Bordeaux, Fred Antonetti décide de lancer Asamoah Gyan alors que les Bretons se retrouvent soudain sous la menace des Girondins, revenus sur leurs talons grâce à deux buts inscrits suite à des coups de pied arrêtés aux 64e et 69e minutes (3-2). L'attaquant ghanéen, finaliste de la dernière CAN, touche son premier ballon une minute plus tard. Héritant du cuir à 25 mètres, entouré alors de trois Bordelais, il efface Planus d'un petit pont et ajuste son intérieur du pied droit pour tromper un Carrasso à la main gauche pas assez ferme. Un but qui assomme définitivement la bande à Laurent Blanc (4-2).
LA PHRASE : Benoît Pedretti: "Vu nos derniers entrainements..."
Le capitaine auxerrois n'a pas épargné ses coéquipiers après la raclée reçue samedi soir à Grenoble (5-0). "On a été faibles. On a laissé trop d'intervalles donc on a été puni ce soir. On reste limités sur notre niveau de jeu. C'est comme ça. Il va falloir réagir et montrer qu'on est des hommes. On assume quand on gagne, il va falloir assumer quand on perd. Ce soir (samedi), on avait envie de jouer quand même. Mais bon, vu nos derniers entrainements, ce n'est pas étonnant de faire un résultat comme ça", a lâché Benoît Pedretti aux caméras de Foot +.
LA STAT : 5
C'est le nombre de buts inscrits samedi soir par Grenoble devant Auxerre (5-0). Si la victoire des Isérois constitue en soi un événement dans cette saison de Ligue 1, il s'agit de la deuxième seulement enregistrée par les hommes de Mecha Bazdarevic après celle obtenue face à Toulouse le 6 décembre (1-0, 16e j.), le score est également parlant. Ljuboja et ses coéquipiers ont marqué plus de buts face aux Bourguignons que lors de leurs sept matches précédents (4). Pas de quoi s'enflammer évidemment pour le GF 38 qui reste bon dernier, à 13 points du premier relégable. Son entraîneur reste en effet très humble: "Depuis le début de saison quand on fait un résultat, on nous dit que l'équipe adverse n'était pas bonne. On a été bons, mais je pense qu'Auxerre n'était pas à son meilleur niveau ce soir (samedi). On va jouer avec dignité jusqu'à la fin de saison", confiait ainsi l'ex-joueur de Sochaux sur RTL.
LE SONDAGE
Riche en émotions et en buts, la 23e journée a livré un sondage assez partagé. Vous avez ainsi donné autant d'importance à la défaite de Bordeaux à Rennes (2-4), comme un premier signe inquiétant après le nul à domicile devant Boulogne, qu'à l'attaque de feu de l'OM devant Valenciennes (5-1), avec 21% des suffrages. Juste derrière, un autre score fleuve, celui de Grenoble face à l'AJA (5-0), totalise 20% des votes, tandis que le revers concédé par le PSG au Parc devant Lorient (0-3) en a récolté 19%. Enfin, la claque reçue par Monaco à Saint-Etienne (3-0) et Montpellier qui revient à trois points seulement des Bordelais n'ont visiblement pas marqué les esprits avec respectivement un score de 10 et 9%.
14:12 > Le week-end au rebond
Des paroles aux actes, retrouvez tout ce qui s'est dit et passé, ce week-end, lors de la 18e journée de Pro A. Une levée qui a vu Chalon sortir de la zone rouge et l'Asvel retomber dans ses travers. Dewarick Spencer a lui flambé avec le MSB pendant que Dijon s'enfonçait un peu plus dans la crise et qu'Alain Weisz déplorait l'absence d'un véritable meneur dans les rangs du HTV.
LE TOP : Chalon
La performance est suffisamment remarquable pour faire de Chalon, certainement promis à la lutte pour le maintien jusqu'à la fin de saison, notre top de la semaine. Samedi soir dans son antre, l'Elan a imposé le respect à Nancy (92-74), quatrième formation de l'élite. Une victoire de prestige qui s'est dessinée dans les troisième et quatrième quart-temps, conclus sur les marques de 30-19 et 27-17, non sans l'apport d'un Taj Gray double-doublé (27 points et 11 rebonds en 37 minutes). Avec pas moins de 41 rebonds captés sur l'ensemble de la partie, Chalon a su contrer le Sluc sur son propre terrain, signant là un deuxième succès de rang. Un résultat qui permet aux Bourguignons de quitter la zone rouge au détriment de Rouen.
LE FLOP : L'Asvel
L'heure est grave pour Lyon-Villeurbanne ! Sévèrement battue sur son parquet par Orléans vendredi soir en ouverture de la 18e levée de Pro A (55-76), l'Asvel s'est alors inclinée à l'Astroballe pour la cinquième fois de la saison, en neuf réceptions. Une rechute après deux succès consécutifs qui fait désordre, et renvoie la maison verte à une triste réalité: les play-offs seront durs à accrocher pour le champion de France. Crédités de 8 victoires jusqu'alors pour 10 défaites, les hommes de Vincent Collet, dont l'avenir ne semble plus couler de source, devront très certainement s'imposer à huit reprises lors des 12 journées restantes pour garantir leur présence en phase éliminatoire. Pas impossible alors que les Rhodaniens sont débarrassés de leur fardeau européen, mais très compliqué au vu du rendement actuel des Dixon et consorts...
LE JOUEUR : Dewarick Spencer (Le Mans)
Sûr de son fait, Le Mans a aisément pris le meilleur sur Roanne, samedi soir (73-58), portant ainsi sa nouvelle série triomphante à cinq victoires. La Chorale a alors pu mesurer à cette occasion à quel point les Américains Marc Salyers et Dewarick Spencer lui manquaient. Un constat particulièrement vrai pour le second, étincelant depuis le début du championnat avec le MSB. Auteur de 22 points, pour 8 rebonds et 4 passes en 35 minutes, "Dee" a franchi ce week-end la barre des 20 unités pour la neuvième fois de la saison. Ses 4,7 rebonds et 3,5 passes de moyenne forçant également l'admiration...
LA STAT : 13
Passé tout près de l'exploit le16 janvier dernier face au leader manceau, ne s'inclinant alors qu'après prolongation (81-84), Dijon n'a plus su trouver une telle étincelle depuis, sombrant peu à peu dans la désolation. Dernière désillusion en date: le revers subi samedi sur le parquet du Paris-Levallois (84-72), malgré toute la bonne volonté d'un Roger Powell assumant parfaitement son rôle de renfort (22 points, 6 rebonds en 27 minutes). Une treizième défaite d'affilée qui semble mener tout droit la JDA à l'échelon inférieur. Désormais seuls détenteurs de la lanterne rouge, les Dijonnais, présents dans l'élite depuis 1990, accusent une longueur de retard sur leurs homologues rouennais et chalonnais, ainsi qu'un point-average défavorable par rapport à la plus proche concurrence. Alarmant !
LA PHRASE : "Nous jouons sans meneur de jeu" (Alain Weisz, entraîneur de Hyères-Toulon)
Privé de succès hors de ses bases depuis le 14 novembre, Poitiers a repris sa bonne habitude du début d'exercice, ce week-end, en conquérant la salle du HTV (77-82). Un probant résultat obtenu à la faveur d'un énorme retard à l'allumage de l'hôte de la soirée, mené 11-31 après dix minutes, qui correspond également à la cinquième défaite de Hyères-Toulon en sept journées. "Les mêmes causes produisent les mêmes effets, déplorait Alain Weisz, samedi à l'issue de la rencontre. Nous jouons sans meneur de jeu !" Clairement visé, Daniel Horton se contente depuis son retour de blessure de 2,4 points et 2,6 passes de moyenne pour 16 minutes de jeu alors que Pierre Pierce, qui lui a été préféré face à Poitiers, n'a pas convaincu, coupable notamment de dix pertes de balle.
14:00 > Un goût d'inachevé...
Si le XV de France a su d'entrée ne pas compromettre l'espoir d'un possible Grand Chelem dans ce Tournoi 2010 en assurant l'essentiel en Ecosse (18-9), les attentes dans le jeu autour de cette équipe sont loin d'être comblées ; ce n'était jamais que l'Ecosse et le chat au final est plutôt maigre. Tout un groupe est déjà concentré sur l'Irlande, tant mieux, le test sera autrement plus probant.
Ça, c'est fait. A écouter dimanche soir un Marc Lièvremont, d'abord excédé de n'être interrogé que sur la performance du héros du jour, Mathieu Bastareaud, commenter à chaud les débuts victorieux de son XV de France dans le Tournoi, on sentait d'emblée ce désir de ne pas s'appesantir sur une performance, certes louable, mais qui dans son contenu et eu égard à la qualité de l'adversaire, n'a pas de quoi soulever les foules. "On a félicité les joueurs, mais on a envie de basculer sur l'Irlande. Si globalement, on est plus que contents de l'investissement des joueurs et de leur maîtrise, il y a des choses à régler." Il ne s'agissait évidemment pas d'exiger la perfection de la part des Bleus dès ce premier match, mais il y a ce lundi comme un sérieux goût d'inachevé qui reste en bouche...
Comme si derrière les deux coups de boutoir de Bastareaud et dans le sillage d'un pack plus conquérant que jamais, plutôt que d'appuyer là où ça fait mal, nos Tricolores avaient préféré se contenter de peu en se reposant sur une défense hermétique, mais pas pour autant tout à fait étanche. "On aurait pu marquer quelques essais de plus en seconde mi-temps, il y a eu quelques fautes de goût, mais il est difficile de faire la fine bouche. On sait qu'il faudra faire mieux samedi prochain", préférait souligner Lièvremont. "Je retiendrai de ce match la victoire, mais aussi la maîtrise et le contrôle du match pendant 80 minutes". Un crédit indéniable. Le plus préoccupant étant toutefois de penser que la question n'était pas de vouloir pour cette équipe de France, mais bien de pouvoir...
Parra: "C'est l'état d'esprit qui est satisfaisant"
De l'avis des joueurs, leur capitaine Thierry Dusautoir en tête, l'essentiel est acquis et l'état d'esprit est là. C'est déjà beaucoup sans doute, on peut aussi imaginer que c'est bien là le minimum à attendre de la part d'une équipe désignée favorite de ce Tournoi et qui aspire elle-même à de hautes ambitions dans le jeu comme dans les résultats. "On a eu quelques alertes parce qu'on s'est fait transpercer quelques fois, mais la défense s'est regroupée et on n'a pas douté", apprécie ainsi le Toulousain. Il était important de commencer par une victoire. Nous avons l'ambition de gagner le Tournoi et une défaite aurait hypothéqué nos chances". Monsieur de Lapalisse n'aurait pas dit mieux...
Mais tout de même, à dominer autant pour gagner de si peu, il y a des questions qui s'imposent d'elles-mêmes. A commencer au sujet d'une charnière, qui reste à ce jour dans l'incapacité de mettre en musique la partition qui lui est donnée. Pour au final aboutir à ce rugby monocorde et surtout d'une inquiétante inefficacité. Au côté d'un François Trinh-Duc, dont la récurrente inaptitude au pied aura privé les Bleus d'une alternance nécessaire, Morgan Parra, présent dans sa charge de buteur (3 sur 5) et par ailleurs sans fausse note majeure dans l'orientation du jeu, tentait de faire la part des choses. "On est content parce qu'il y a la victoire et qu'on a essayé de mettre du rythme, du jeu et c'est plaisant, a expliqué le Clermontois au micro d'Europe 1. Maintenant, il y a des choses à gérer. Il y a eu des temps forts, où on n'a pas su concrétiser et des temps faibles, où on aurait peut-être dû ralentir. Donc, des choses positives et négatives. Il va falloir bosser la vidéo cette semaine pour pouvoir accueillir le mieux possible l'Irlande samedi. On a été mis en difficulté de temps en temps, mais il y avait toujours quelqu'un qui était prêt à rattraper l'erreur de l'autre. C'est l'état d'esprit qui est satisfaisant".
Reste que l'état d'esprit, s'il sera indispensable face aux Verts d'O'Driscoll, ne suffira pas. Ce dont Lièvremont était le premier conscient ce lundi à tête reposée. "On sait qu'il faudra faire plus et mieux" contre une équipe d'Irlande, tenante du titre, auteur l'an dernier d'un Grand Chelem et victorieuse sans impressionner samedi, de l'Italie (29-11). "On sait que le pied gauche de (l'arrière) Rob Kearney, la vista de (l'ouvreur) Ronan O'Gara ou du (centre) Brian O'Driscoll, et la densité de leur paquet d'avants nous causeront d'autres problèmes mais, encore une fois, pour une première sortie, c'est extrêmement encourageant". Ce XV de France doit mieux faire, c'est une évidence. Il a à peine six jours devant lui pour s'attaquer à ce que tous appellent "des détails à régler". On espère qu'il ne s'agit que de cela...
14:00 > L'America tombe à l'eau
Et un coup pour rien ! La première manche de la 33e Coupe de l'America, prévue lundi à Valence, a été reportée à cause d'un vent insuffisamment établi sur le plan d'eau espagnol. Du coup, Alinghi et Oracle se retrouveront mercredi matin pour disputer cette régate initiale, un parcours de 40 milles sous forme d'aller-retour, la deuxième manche étant repoussée à vendredi.
La déception est à la hauteur des attentes suscitées par ce duel inédit sur multicoque entre le defender, Alinghi, et son challenger, BMW Oracle. Après avoir passé quatre heures à faire des ronds dans l'eau, Alinghi 5 et USA 17 se sont vu intimer lundi à 13h45 l'ordre de rentrer au port par le comité de course de la 33e Coupe de l'America. Cette première manche, qui devait opposer le double tenant suisse de l'épreuve et son ennemi-juré américain sur un parcours de 40 milles (aller-retour face au vent puis vent arrière), est donc reportée à mercredi, tandis que la deuxième, prévue initialement mercredi et constituée d'un triangle isocèle de 39 milles au total, devrait avoir lieu vendredi. En cas de match nul 1-1 après ces deux régates (le premier à deux victoires remporte la Coupe), les deux défis se retrouveront dimanche pour une ultime régate dont le format serait alors identique à celui de la première.
Après avoir quitté le port très tôt, la Darsena Interior de Valence pour Alinghi, le port de commerce pour Oracle, qui a justifié ce choix de ne pas partager le même bassin avec son rival en raison de la taille trop importante de son mât-aile de 57 mètres, les deux syndicats espéraient pourtant enfin en découdre, alignant au départ deux équipages assez différents numériquement, 14 hommes sur Alinghi 5, 10 sur USA 17, avec de chaque côté un navigant français, Loïck Peyron sur le catamaran suisse, Thierry Fouchier sur le trimaran américain.
La très lourde responsabilité du comité de course
Et si Ernesto Bertarelli, patron du defender, était comme prévu à la barre du premier, pas de trace sur le second de son ennemi juré, Larry Ellison, lui qui avait jusqu'ici pris l'habitude de naviguer lors des régates de la Coupe de l'America. C'est comme prévu l'Australien James Spithill qui était aux commandes du trimaran US, il n'aura finalement pas eu l'occasion de se mesurer à Ernesto Bertarelli ou Loïck Peyron (appelé à suppléer son boss sur certaines manoeuvres), le vent ne s'étant jamais vraiment établi sur le parcours. S'il a parfois dépassé les 10 noeuds à la bouée au vent, il est resté trop erratique sur la zone de départ pour que le comité de course prenne l'immense responsabilité de lancer les débats.
Les enjeux sont en effet tels sur ce duel «à la vie à la mort» entre deux équipes qui, depuis deux ans et demi, se sont surtout affrontées devant les tribunaux, qu'on voyait mal le comité de course prendre le risque de laisser les aléas météo dicter l'issue du match. C'est donc mercredi, si la météo le permet, que se disputera cette régate initiale, les prévisions n'étant pour l'instant guère encourageantes, avec peu de vent annoncé sur zone. Et vendredi, cela ne semble guère mieux. Cette 33e Coupe de l'America n'en finit plus de connaître des retards à l'allumage...
12:45 > Dumoulin, l'homme en forme
Troisième du GP d'ouverture la Marseillaise il y a une semaine, Samuel Dumoulin a remporté dimanche l'Etoile de Bessèges. Vainqueur d'une étape vendredi puis déclassé le lendemain, le sprinteur de la Cofidis a tenu le choc pour devancer Mathieu Ladagnous de trois petites secondes. A 29, il décroche un premier succès dans une course à étapes depuis le Tour de Normandie en 2003.
Samuel Dumoulin se souviendra longtemps de l'Etoile de Bessèges 2010. Vainqueur d'une étape vendredi à Cèze, déclassé le samedi après avoir levé les bras à Alès, le petit puncheur de la formation Cofidis s'est finalement imposé au classement final. Le coureur français a devancé son compatriote Mathieu Ladagnous (Française des Jeux) et le Belge Pieter Ghyllebert (An Post-Sean Kelly). Déjà vainqueur d'une étape de la Tropicale Amissa Bongo en janvier, troisième du Grand Prix d'ouverture La Marseillaise dimanche dernier, Dumoulin profite d'une condition physique exceptionnelle pour mettre son équipe, reléguée cette année à l'échelon Continental Pro, sur de bonnes bases.
Vendredi, il avait réussi à détrôner le Slovène Borut Bozic (Vacansoleil), vainqueur des deux premières étapes, en le devançant au sommet du raidard d'arrivée. Malgré l'escalade de plusieurs cols cévenols, Dumoulin faisait encore partie des costauds samedi mais a commis une faute à l'amorce de la dernière ligne droite en coupant un rond point et en prenant, hors itinéraire, un avantage décisif. Il levait bien les bras devant le peloton mais était très justement déclassé. La victoire revenait à un autre Français, le jeune Arnaud Molmy de la petite équipe Roubaix-Lille métropole, révélation de l'épreuve.
Voeckler et Gérard s'échappent, Dumoulin assure
Déjà deuxième et troisième des deux premières étapes, Molmy, néo-professionnel dans l'équipe de Cyrille Guimard, s'emparait du maillot ocre de leader et semblait parti pour s'octroyer la victoire finale. Malheureusement pour lui, une gastro-entérite touchant une trentaine de coureurs du peloton l'a empêché de prendre le départ de la dernière étape dimanche, gagnée au sprint à Bessèges par le vétéran belge Nico Eeckhout (An Post-Sean Kelly) devant le Kazakh Valentin Iglinsky (Astana) et le Hollandais Hans Dekkers (Landbouwkrediet).
Dans cette dernière étape, marquée par l'échappée de l'ancien champion de France Thomas Voeckler (Bbox Bouygues Telecom) et Arnaud Gérard (Française des Jeux), repris à quatre kilomètres de l'arrivée, Samuel Dumoulin s'est contenté de maîtriser Mathieu Ladagnous qu'il devançait de trois secondes au classement général. A 29 ans, Samuel Dumoulin, 18 victoires à son actif, remporte ainsi sa première course par étapes depuis le Tour de Normandie en 2003.
10:31 > Bordeaux méprise la crise
Battu sur la pelouse du Stade Rennais ce week-end, dans le cadre de la 23e levée de L1 (4-2), Bordeaux s'est ainsi exposé au retour de Montpellier sur ses talons. Certes toujours leaders de l'élite, les champions de France en titre ne comptent plus que trois longueurs d'avance sur leurs dauphins héraultais. Un resserrement des positions qui n'inquiète pas plus que cela des Girondins sûrs de leurs forces.
La crise ? Quelle crise ? Il n'est de crise actuellement déclarée en L1 que sur la capitale. A Bordeaux, l'on continue de s'entraîner sur le ton du "tout va très bien madame la marquise"... Comme si le cinquième revers de la saison des Girondins encaissé ce week-end à Rennes (4-2) n'avait guère entamé le capital confiance des champions de France. Au classement pourtant, cette déconvenue bretonne, essuyée dans la foulée d'un match nul peu glorieux concédé à domicile face à Boulogne-sur-Mer (0-0), n'est pas sans conséquence...
Car derrière, Montpellier va bon train. Exception faite de leur match rattrapé et perdu contre Monaco (4-0), les Héraultais réalisent un carton plein jusqu'alors en 2010: quatre sorties pour autant de victoires et sept unités reprises à un leader bordelais qui, dans le même temps, a tout juste assuré l'essentiel devant Grenoble (1-3), après avoir partagé les points avec l'OM (1-1). Sur la même période, le Losc et l'OL, les deuxième et troisième dauphins de la L1 après 23 journées de championnat, ont également profité de cette baisse de régime girondine pour grignoter deux et cinq longueurs respectivement. Et voilà Montpellier, Lille et Lyon revenus à trois, sept et huit points. L'OM, cinquième avec un match en retard au compteur, étant potentiellement à six encablures.
Triaud ne s'en fait pas
A la lecture du classement, l'on peut donc estimer que le Stade Rennais a contribué à relancer le championnat samedi soir. Un constat que ne réfutent pas les principaux intéressés, même s'ils n'en font manifestement pas une maladie. "Contrairement à ce que l'on peut penser, cela peut paraître paradoxal, je suis assez satisfait de mon équipe, osait même Laurent Blanc au micro d'Orange Sport à l'issue de la défaite de ses troupes au Stade de la route de Lorient. Si on gomme ces erreurs individuelles, et mes joueurs vont le faire, nous sommes dans le vrai ! Nous ne sommes pas satisfaits du résultat et du nombre de buts encaissés mais c'est la première fois, en 2010, que mon équipe joue aussi bien au football."
Monté au créneau la saison passée au soir d'un lourd revers concédé sur le terrain du TFC (3-0), Jean-Louis Triaud, qui avait alors exigé que ses joueurs remportent leurs onze derniers matches – ce qui fut chose faite ! – n'était pas moins serein lundi au Haillan: "J'ai parlé aux joueurs, dans le cadre du dialogue permanent que nous avons entre nous. Rien qui ne sorte de l'ordinaire", assurait-il alors, cité dans les colonnes de Sud-Ouest, avant de plaisanter: "J'aurais peut-être dû leur demander de gagner les quinze derniers matchs..."
Une défense trop joueuse ?
De cette défaite consécutive à une série d'invincibilité de 15 matches – le dernier faux pas des Girondins remontait au 21 novembre contre Valenciennes (0-1) – les Bordelais ont ainsi choisi de ne retenir que le meilleur, autant que faire se peut: "C'est quand même un bon match de notre part, avec près de 70 % de possession du ballon face à une équipe de Rennes en pleine réussite, jugeait lundi le président Triaud. Il n'y a pas de quoi se gratter la tête. On a peut-être mis la charrue avant les boeufs en voulant trop attaquer avant de défendre."
Louée pour son hermétisme il y a encore peu, tandis que le club au scapulaire accusait un passif de 10 buts seulement après 17 levées, la défense érigée par Laurent Blanc - qui demeure la plus solide de l'Hexagone avec celle de Toulouse - a failli dans sa tâche à huit reprises lors des six dernières journées, péchant parfois par excès de confiance. "Derrière, c'était du gruyère", admettait Cédric Carrasso, samedi soir à Rennes. "Mais vous n'allez quand même pas nous reprocher de jouer", rétorquait Laurent Blanc en conférence de presse. Alors, trop joueurs les Bordelais ? Possible... Saint-Etienne, Auxerre ou encore Lille en avaient tiré profit avant Rennes. Mais il est vrai qu'il serait mesquin de leur jeter la pierre pour si peu... D'autant que les Girondins, au-delà du classement, semblent encore jouir d'une bonne marge de manoeuvre...
09:22 > La Coupe de l'America en direct
Après plus de deux ans et demi de batailles juridiques, Alinghi, double tenant de la Coupe de l'America, et Oracle, son challenger, s'affrontent sur l'eau du lundi 8 au vendredi 12 sous forme de deux ou trois régates en multicoque, suivez ces deux ou trois manches en direct: